‹ Mémoires du duc de Luynes sur la cour de Louis XV (1735-1758) (volume 2)Chapitre 54 sur 69 · Lettre DE M. dePutsibux · texte numérisé non relu

Lettre DE M. dePutsibux

!:> «epletnbre 1 7iî,

L'année de Westphalie que nous avons jointe ici, et dans laquelle a nâtre est fondue actuellement, part dans ce moment pour se porter FiBeux lieues en avant du coté de Waidhausen ; la cavalerie que nous avons amenée de Bavière séjourne ici ; elle rejoindra demain le reste de l'armée à Waidhausen ; l'on a été forcé de la laisser en arrière faute de siibsislances.

dis-

lia APPENDICE

Uiitt partie liel'arméu de M. de Keveoluiller joiute auK divers cliements (jue IVl. le prince Oiarles a faits de la sienne se sont portés sur Ira débouchés de la Bobéniâ et oceiipoat Pilsea, Mies, Plan et autres lieux, où ils out fait des abdtis fort profonds pour nous en disputer l'entrée.

Sur cette disposition des ennemis, M. de Maillebois paroît g'être temiiné à leur représenter plusieurs têtes ; et pour cet effet il a partir ce maiia .M. le duc d'Harcourt avec 3â pirfuets d'infanterie, 10 compagnies de grenadiers , 8 escadrons de dragons et du canon. Ces troupes doivent aller camper ce soir à Toraelienreit, demain à MahrÎBg, aprcs-demaio à Creutz, où elles seront jointes par di\ autres bataillons. Elles se porteront demain à Flan^ etsiellesforc^'nt cette petite ville à reQdreetqii'ellespuisseDt passer les abatis en question, elles se rendrai à Mies pour le ' même objet.

Pendant que M. d'ilarcourt fera cette diversion, un autre corps troupes se porlera dans le centre vers Tachau, et le gros de l'ari marchera vraisemblable meut ii Hayd, igui est la partie droite vers ii quelle MM. de Balint^ourt et de Putaage se sont déjà présentés depuù deux jours avecquelque risque d'en être repoussés, et c'est ce qui a apparemment déterminé le marécbal de Maillebois à marcher en personne de ce côté-lâ dès aujourd'hui.

Tels sont a peu près les arrangements pris pour pénétrer à Pilsen et de là à Prague, lis sont bons sur le papier, m.iis il faut en avoir le dénodment. Le plus beurfiux seroit sans doule un honnête accommodement eutre nous et la reine de Hongrie qui mit la gloire du Roi et ses troupes en sûreté. La jonction de notre armée à celle de Wcatpbulie y apporte un peu deconl'usiau, tuut dans les ordres que dans les subsistances j il faut espérer que cela ne durera pas.

M. le comte de Sa\e n'étoit pas d'avis que l'on tint la route que l'on prend pour aller dégager M, dBBri)glie;il vouloit que l'on se portât sur Ëgra, route un pi;uplus longue, mais plus sdre, a ce qu'd prétend, et plus aisée pour les subsistances, par les secours de toutes espèces q\ l'on auroit tirésd'Égra.

L'on vient de donner avis à M. de Sa\e que la queue de nos équi' pages étojt attaquée ; je mante à cheval aveu tous les piquets de cavi lerie de l'armée pour les aller dégager.

Saite de la même Lettri

l'arrivé ; nos équipages sont rentrés dans le camp \ bon port, a D qu'un convoi de six cents chariots de pain biscuité.

J*ai apprift à taon retour que M. le eomte de SaxQ oiMMervi^rQit eocore quelque temps le commandement de son armée sous le titre dQ réserve ; es conséquence nous partons demain matin et nous allons sous ses ordres joindre M. d'Harcourt ix Mahring, et Ton croit que de- là nous pourrons prendre la route d*Égra. Je ne sais point encore si M. de Mainebois, persistant dans sa première résolution, continuera de diriger sa marche avec son armée droit sur Pilsen.

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