ExTHAiT d'uke Lettre du maréchal de Maillebois
DU camp de Sditackcntcrtli, du Ifl oclobre an star.
J'ai tenté tous les moyens de percer jusqu'à mejsconfrèresàPragaeil ce qui étoit ma mission. Mes premières manœuvres ont engagé ]t graud-duc à lever le siège, ce qui les a mis au large et en état de sera-' vilailler copieusement. J'ai heurté ensuite à toutes les portes, <hi p< mieux dire à toutes les gorges, qui conduisent en Boht^œe; j'ai trouvé partout le grand-duc bien établi avant moi, avec d'autautplus de iaeiiHé' qu'il décrivoit toujours la corde et que je faisois toujours l'arc.
J'ai tenté ensuite le passage le long de la rivière d'Eger, sur la seil de M. de Broglie, et croyois que par cette raison il le faciliteroît. d'autant plus efûcacement que la Cour le souhaitoit, mais je n'ai pi l'ébranler pour favoriser notre jonction, qui nese pouvoit faire sans m;^ secours, tant pour l'opération militaire que pour les vivres dont a n'avions pas suflisamment pour arriver jusqu'à lui. Mon confrère Bellss- Isle me niarque dans ses lettres tout ce qu'il lui a proposé à ce M^i mais sans pouvoir l'y en^ger.
T^es choses en cet état, je n'ai d'autre parti qu'à rétrograder poutft chcrclicr à vivre soit dans le haut Palatiiiat, soit uillcurs, en att£ndaa(l les ordres de la Cour, qui n'ont jamais dû vous<:auser inquiétude w. l'événement d'un combat, car, soit dit entre nous, « favoU lettre dit' 1 1 septembre quime défendoit de melicrer à aucun événententgiUptt être doiileax o. Peseï bien ces termes soulignés. Il est vrai que (M une lettre du 38 du mËme mois, arrivée le â octobre , on me délie Iff usains , et on me permet d'accepter le combat si on me le prûenHi
mais le mom^t étoit passé, et de le recevoir et de le pouvoir donner. De ce détail vous conclurez qu'ayant fait de ma part tout ce qui étoit humainement possible , j'éprouverai, comme cela arrive toujours, la censure des gens mal instruits ou de mauvaise volonté, et que Ton ne peut instruire parce que Ton ne le peut sans dire beaucoup de choses qu'on ne peut dévoiler etqui chargeroient ceux qui ont contribué à nos malheurs. J'aime mieux n'entrer dans ces détails qu'avec mes amis et mes maîtres, persuadé qu'ils rendront justice à ma conduite, dont ils n'ont ignoré aucunes circonstances.