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tous les environs de Tappartement ; il y en a une à la porte de la snUe des gardes de la Reine , une à la petite porte de la pièce qui précède le magasin , une ici à l'escalier .vis-à-vis l'appartement de M"'= de Luynes, une au milieu dudit escalier.
M. le cardinal de Rohan me dit hier que le Clergé ne seroit point invité de la part du Roi pour le mariage, parce que ce n'est point l'usage; mais que le Roi trouvoit bon, et qu'il désiroit même, que les archevêques et évêques s'y trouvassent en rochet et camail, en avant de son prie- Dieu , comme cela se pratique aux messes ordinaires. La messe du mariage ne sera qu'une messe basse,
J'ai marqué qu'il y eut hier une répétition du ballet ; toute la musique du Roi y étant, il n'y eut point de musique à la messe du Roi ni à, celle de la Reine ; l'orgue joua seul à l'une et l'autre messe,
J'ai déjà rapporté ci-dessus quelques-uns des discours de M- le Dauphin qui me sont revenus et qui peuvent marquer son jugement et son esprit. On m'en contoil un aujourd'hui de cette espèce; c'est la Reine qui l'a dit îi M™' de Luynes. Lorsque l'on parle à la Reine de quelque détail sur la mort de gens connus , elle est dans l'habitude d'abréger la conversation en disant : « Dieu veuille avoir son flme, n'en parlons plus, » M. le Dauphin estau fait de cette façon de répondre de la Reine, 11 y a quelques jours qu'étant avec elle, il lui demanda ce qu'elle pensoit d'une personne qu'il lui nomma et si elle avoit de l'esprit, La Reine, qui ne vouloit point dire que cette peiv sonne n'eût point d'esprit, parut embarrassée dans la réponse et en fît une vague qui n'éclaircissoit point le fait. M. le Dauphin reprit avec vivacité, et lui dit : « Maman, Dieu veuille avoir son âme. »
On a apporté aujourd'hui à M"'" de Luynes de la part de M, de Richelieu un billet d'invitation imprimé; c'est celui que l'on envoie pour le bal à toutes les dames. Je le fais copier ici.
«M ^MOtRRS DU DUC DE LUYNES.
M tv ihie il» Rivbeliou a reçu ordre du Roi de tous avertir de i |ir« <(uil y jura bal à VonaiUea toercredi 24 février 1745, à cinq i(l|iÉn*<i Ju M>u'.
" SL itt. iHHiipt» qiu' TOUS voudrer bien vous y trouver.
Im «ktUMW <|ui (lauBtiQt servut ooiiTées en grandes boucles.
i'iù uubl«4 dk mrqutr que le jour des harangues du Ck*^ VL rw^ww^i^ détours harangua aussi M . de Mautr<y«fj tKNMM IMirfÎHte d'Étal* ayant le département du ClMr(i4. M y w<tlmÉmitachva M. de Maur«pas un grand diner.
tfu ^immuAi tk, Fcraot/Zt». — Je ne sais si j'ai marqué tti*U4«s»UK. è f«Me«iùf(Ui delà dernière assemblée du Clergé iib y « ^"Mi» dUtô , le cérémonial qui s'observa lorsque les ouatiiaMiaiii'H du Koi viennent à rassemblée. Les quatre MM ri»ul ol6 cette année, jeudi et samedi, étoientM. de lii:kUtv^Ht!i, M. d'Ormesson, M. de Brou et M. le contrô- Ww gi}u<^r«d. U» prennent leur séance et leur rang sui- VAUt leur «uoiéu noté déconseiller d'État. Lorsqu'ils arri- V«»iil uu\ liraudii-^ugustius, ils entrent d'abord dans une k Imuduv qui leur est destinée. Les deux agents du Clergé viuuiKiut leur toGiir compagnie pendant qu'on délibère KUV lu uituùùrt^ de les recevoir. L'on fait lecture de ce qui n\\)t\ pAiiMé t^ U deruièiti assemblée poui* la réception des» (UU Muuutisiuiires» et en conséquence Ton députe deux |û < I vl« ot dMUKdttteooikd ordre pour accompagner chacun >l< iliU ^Hm\ni86ftiMS. Ces seize députés atteudeut dans lu i»)dlu, la pivrte cutr'ou verte , jusqu'à ce que les cornuiunmiHiM uiùt^ul sortis de leur chambre ; alors les députés «'l4vaiut(tiit jusqu'il un endroit du cloître où est une iigiu'e du nitiitl l*'raiu^Hiis. C'est là le terme où ils doivent aller valu piiMNtii' luUra, Ils font en sorte de part et d'autre d'y iti't iViU' V.H imMui^ temps, et après la salutation réciproque jti ^iUn um ton ilos ai\îhevèques se met à la droite des déjiild^t, ut lo Muoiuul eu aucienneté à la gauche; les deux du ttui'iKul tii'tU'o hutvunt derrière ; ainsi chaque commissaire M ijuairit dt^p\itVis. Colui des prélats qui est à sa droite
FKVRIKR tTJiS.
passe toujours devant lui ; celui nui est X sa gauclio mai'- ^che à côté de luit. Les quatre commissaires sont conduits ainsi k un bureau qui est dans la sallo. Le plus ancien , qui éloit M. de Maurepas, remet à un des agents la lettre du Roi ; cette lettre est |joi'tée sur-le-champ au président de l'assemblée, qui après l'avoir décachetée la remet à l'agent pour en l'aire la lecture. Cette lettre n'est pour ainsi dire qu'une lettre de créance pour constater la mission des commissaires. D'ailleurs le Roi n'entre dans aucun détaLl , s'en rapportant à ce que les commissaires diront de sa part. Après la lecture de la lettre, le plus ancien des commissaires commence sou discours, auquel celui qui préside à l'assemblée répond. Dans la harangue de samedi dernier, M. l'archevêque de Paris répondit qu'il en rendroil compte à la Compagnie, mais qu'il ne pou-
B'voit s'empêcher d'avoir quelques espérances du succès.
~ L'on prie les commissaires de se retirer jusqu'à ce qu'on ail délibéré, et ils rentrent dans la chambre d'où ils étoient sortis, mais on ne les reconduit pas. Aussitôt après leur départ, l'assemblée délibère par province à l'ordinaire; les vœux de chaque province étant rendus aux présidents et se trouvant unanimes, les mêmes seize députés qui ont reçu les commissaires vont prendre lesdits commissaires où ils se sont retirés. Le plus ancien de la députation ( c'étoit samedi M. l'archevêque de Narbonne ) porte la parole, et dit aux commissaires la résolution de l'assemblée j n'oubliant point de taire valoir les
■ efforts extraordinaires qu elle a faits pour prouver son
Vzèle malgré les circonstances fâcheuses où elle se trouve. Le plus ancien des commissaires ,fait un court remercie-
tinentj après quoi les commissaires du Iloi s'en vont. L'assemblée députe en même temps un des agents pour porter au Koi la lettre du président qui rend compte à S. M. du résultat des délibérations. Cette lettre ordinairement est écrite avant l'assemlilée; c'est M. l'abbé de Nieolaï qui a été chargé de la porter à Étampes. Comme il est au-
304 ?Hl^.MOIRFS nr DVC Dr. I,T'YNh:.S.
mônier de M""" laDauphine, il aura l'hooneur i\e lui iaire la révérence des premiers.
J'ai marqué ci-dessus que les archevêques avoient 36 livres par jour; ils n'en ont que 27, 3 livres plus que les évi5:ques. J'ai marqué 12 livres pour ceux du second ordre, ils en ont 15. Oulre cela , à chaque assemblée , le Clergé fait donner i 0,000 francs pour les grandes assemblées et 8j000 pour les petites (t). Il est aussi réglé, et cela se pratique, que pendant les séances les domestiques ont des maîtres payés par rassemblée pour l'écriture; on leur fait aussi des instructions.
Il y 0 eu ces jours-ci deux dames présentées dont nous n'avions pas encore entendu parler : M°" de Fontenois, lille de M. de Bayers, de la maison de la Rochefoucauld ; elle avoit demandé à être présentée du temps de M. le Cardinal, et n'avoit pu Fobtenir; elle n'est ni grande ni petite; elle parolt avoir trente ans; elle aune iigure assez agréable et est fort bien faite ; l'autre est M"'*^ de Pierrecourt,
Dans le nombre des danseurs de la liste de M. de Richelieu est M. de Montalemhert , qui étoit page de M"" la princesse de Conty il y a quatre ans. M. de Ségur, fils du lieutenant général, est marqué pour être du quadrille de M"" la Dauphine au bal masqué.
11 y a eu aujourd'hui une répétition du ballet; il y en aura encore deux demain dans la salle du manège.
On a établi dans la pièce des deux tribunes ou de la musique deux grandes girandoles argentées, fort hautes, qui font un très-bel effet. Dans la galerie on a posé et cloué des banquettes des deux côtés pour qu'il reste un passage libre pour aller à la chapelle, Les spectateurs curieux seront à côté desdites banquettes; on a mis des gradins dans chaque croisée, et dans chaque trumeau
fl) .Irrrol-; qw tVl pniir Ip^î TUiurres, (:Vo^p du duc de Liiynes.
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des piédestaux portant girandoles^ du c6té des glaces, il n'y a que des torches avec des girandoles.
A r<5g:ard des barrières, on en a mis à toutes les avenues de l'appartement et à tous les escaliers. L'on n'entrera partout que par billets- l'on n'en donne point aux personnes connues et qui sont de la Cour, mais on en donne mèniie au service.
' Dimanche prochain 28, il doit y avoir un Lai masqué
^ àrh4!>t«l de ville. On fit vendredi dernier la répétition de l'illumination ; une grande partie du clergé fut voir
I celte illumination. Mais il y avoit un monde si prodigieux, que la phi part ne purent retrouver leurs carro.sses; les uns .s'en retournèrent à pied, les autres en fiacre. La Reine est partie à quatre heures pour aller à Sceau.\; elle a fait avancer les vûpres et le salut. Elle avoit trois carrosses du corps et celui des écuyers; elle avoit six princesses du sang- ; M'"* la duchesse de Chartres
Pà côté d'elle, M'"" la princesse de Gonty et M""' de Modène sur le devant, Mademoiselle et M"' de Sens aux portières. Dans le second carrosse, M'" de la Roche-sur-Yon et M™' de Luynes dans le fond, jr^ d'Antin et M""= de Montauban sur le devant^ M""* de Fitz-James et M""' de ■ Talleyrand aux portières. Dans le troisième carrosse, M™*' de Fleury, d'Ancenîs, de Bouzols, de Flavacqurt, de Périgord et de Mérode. Le carrosse de M"" la duchesse de Chartres suivoit, menant sa dame d'honneur. Du mardi 23, Versailles. — -Samedi dernier 20 de ce mois, le Roi fut environ cinq heures à aller d'ici à Étampes; il y trouva les bouri^^eois sous les armes et des illuminations. M. de Richelieu fit une liste pour le souper ; les princes du sang qui s'y trouvèrent soupèrent avec S. M. ot plusieurs de ceux qui étoicnt allés avec le Roi ou à qui il avoit permis d'aller dans leurs voitures; •eu tout la table étoit de dix-huit couverts (1). Après le
(1) Los ministres mangèrent avec le ttoi et M, du Mity, sous-goiiTerneur, T. VI. 21)