‹ Mémoires du duc de Luynes sur la cour de Louis XV (1735-1758) (volume 3)Chapitre 42 sur 94 · MÉMOIRES DC DUC DE LUYNES · texte numérisé non relu

MÉMOIRES DC DUC DE LUYNES

Houper le Koi joua au passe-dix. M. de Richelieu y g-agna beaucoup; on dit 1,800 louis, et que M. de Livry en perdit environ 1,000. M. le Dauphin avoit soupe avec le Roi. Le logement du Roi étoit entre celui de M. le Dauphin et celui destiné à M""" la Dauphine, Le lendemain, lorsqu'il fut question d'aller au-devant de M°" la Dauphine, le Roi n'ayant amené que trois carrosses n'auroit pas eu de quoi mener plusieurs de ceux à qui il avoit permis de venir dans leurs voitures; il en ordonna donc un quatrième, et nomma sept personnes de ceux qui n'étoient pas venus avec lui. Il s'avança jusqu'à Mondésir, qui est la première poste par delà Étampes; ce lut là qu'il rencontra M"' la Dauphine. Elle voulut se mettre à g-enoux dès qu'elle vit le Roi ; il la releva et l'embrassa; il lui présenta M. le Dauphin, qui la Imisa des deux côtés. Il remonta dans le carrosse dans lequel il étoit venu. M'"' la Dauphine y monta, et se mit à côté de lui, M. le Dauphin sur le devant avec M""' de Brancas, M™" de Lauraguais à une portière et personne à l'autre. Les dames qui étoient venues avec M™ la Dauphine Remontèrent dans son carrosse.

En arrivant à Étampes, le Roi mena M"" la Dauphine

qui n'avoil jamais eu l'Iiouneiir âe manger avec S. M. ( ce u'est pas qu'il^ne FeÛt beaiieuup désiré). MM. de Sluy sont de Provutcc ; Je mari til la fetntne étoient inTminient amis île M. le fardmal ilc Fleury, lequel désiroit extrémettianl qu'il iiitt riiaugcr avec le Iloi ; fyet'dtdaat il n'avoit jamais osé le demanrltir «u n'avoit pas. pu l'obtenir. (I y u tuimn quelques anni^ïi que .M. le chevalier (rAlberd, qui est aussi de Provence et qui est de même nom que moi sans qu'il y art de parenté entre nous, au moins que je connoisse, demanda a manger avec le Roi, et ne put y réussir. M. le chevalier d'Albert étoit cajntaine de vaisseau, avuil trè»-bien ivrvi, mte noblesse fort ancienne et Lrësbien prouvée. Il étniit question pour lui d'un mariage très-avantageux ; il detoità cette condition épouser Ml'c de Matlty, aujourd'hui ta""' de Flavacourt. On le rebma, parce que t^«m péta étuit président au parlement d'Atx et qu* M. de Muy étant <Iaut> le inëcue ca$, |ieut-élru méuK! moins, favorable, M, le Carilijial ne voulut point lui donaer ce désagrément. (Note du duc de Luynes. )

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