‹ Mémoires du duc de Luynes sur la cour de Louis XV (1735-1758) (volume 3)Chapitre 48 sur 94 · MEMOIRES DD DUC DE UTHIES · texte numérisé non relu

MEMOIRES DD DUC DE UTHIES

rosse, eiS** deTailsrd monta avec les quatre priDcesses. Aa i«tour. M** de Luyots proposa k M*' de Laoragaais de prendre avee elle des dames da palais qui dèsiroiâit fort ne poînl attendre le retour des carrosses ; alors 11"* de Lauraiiuais n'étant plus seule. ■* de Lornes monta dans le second carrosse avec les princesses et ■** de TaOard.

Av.iiit-bier» comme M. le Danphin avpîtsbtipé pour aller au bal; M" la Daophine, qui soupoct an çmad coavert, se troara auprès da Roi. Le Rch loi dit qn'il ne ponroit regretter Fabsence de M. le Dauphin paisqa''il aroit le plaisir de ravoir aupc^ de loi ; il lui parla Leaiiconp àt ITspa^e, du roi d'Espace , des inlauts, et pamt extrêmement occnpé d^elle ; il s^étoh déjà infunné de ce qu'elle aimoit mieux maager en maigre et anMt ordonné qu'on le loi donnâf ; il hû demanda à. die fiisoit le earftme, et oomme elle loi répondit qu'elle n'en axxÂÏ jamais fiûl, il (fit siir4e-cfaamp à Bomllae, premier médecin de V la Dauphine, qu^il suffiroit qu'elle fil raftlgte fois trois par semaine, et que â elle s'en tnMimit bien elle en pourroit faire quatre le carême suivanL M"' la Danphine répondit tooimirs au Roi arec esprit d d^une manière trés-convtsiÉhle. H paroll qu'eDe lenuqné fort faiett, et que ses remarques sont justes. Comme elle est trèsaccDOtnmée à la mttsii|ne UafienAe et qu'elle n'en n \i jallMis entendu d antre, «i rmàai. Ik pvé-««aîr sur Topera de flMr> H on lui dit qne ai eO» pooToit prendre goût à là moBàque Erançotse on se iattoit qu'elie seroit oon> iMile de celle de «d opécn, et ^ne les panJes en étoient KtM bîMk «erilBS.ir" la ftMfptaMdtt : « L'aidenr qui a tait ces parv4es a>est Aane pas oehû ^ a lait celles dt kMlM . car il miV para qn^ y aroit bien des ploiaaMHMS et des l,T|it^wiaa plaies. » Ge ji^ment est trèâ>jiisla«n«lfet;earqpaaq|«allyattdc fioct beaux Ters dans le Himmu* et Aérirrr, qveles earartères en soient Imm wwitinm «I q«e la pâèw ailae sfât bien conduite il y a fevpée idarantuiÎM el d'ex-

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pressions communes ; outre qu« le sujet est prewpie entièrement inventé , comme je l'ai déjà marqué. Voltaire beaucoup d'esprit et de talent, mais ce n'est pas pour le style lyrique, c'est beaucoup plus pour l'héroïque. Il dit pour sa justification qu'on ne lui a demandé qu'un canevas pour amener des fôtes, et qu'il ne doit pas être mécontent de son ouvrage puisque les fêtes ont réussi.

Hier au retour de l'opéra, il n'y eut rien que le grand couvert.

Aujourd'hui grand couvert de même. U n'y- a. pas eu auparavant grand appartement. Au sortir, bal en masques ; il commencera comme l'autre, à minuit, il y a ordre de servir tout en maigre.

Le Roi dit l'autre jour qu'il n'y avoit eu (jue 1 ,500 Iwuteillesde vin de consommées au bal ; M. de Charolois m'a dit aujourd'hui qu'il croyoit qu'il y en avoit un peu plus.

On a fait un changement dans l'appartement pour ce Iml-ci. On dansera tout de même dans les quatre pièces dont j'ai déjà parlé, dans le salon d'Hercule , celle ci-devant de l'estrade , celle du trône ; mais il y avoit une table pour des rafraîchissements dans le salon de la Guerre ; on l'a ôléo, et on en a établi une dans la pièce qui est entre celle des deux tribunes et celle de l'escalier des ambassadeurs; cet escalier comniuniquant aux deux pièces donne plus de facilité pour le service. Outre cela, dans la pièce du trône on a établi , près de la cheminée et vis-à-vis, des piédestaux formant des girandoles, et deux autres de même dans le salon de la Guerre, vis-à-vis de la galerie, à pou près dans le goilt de ceux qui se trouvent dans la pièce des deux tribunes (1). Ce sont les xMenus qui fout cette dépense ainsi que celle des bougies pour éclairer l'appartement.

(1) Voir la note p. 326.

MÊMOmilS )IU DITC DK II Y>ES.

J«« irai i>oiat encore parlé de la décoralion da el de rarranf^emeul de la salle depuis qu'on eu a ôté le« log-es. La nii^me balustrade qui étoit au-dessous des loges, le long de la muraille, subsiste ; c'est derrière celte balustrade quesont placées les dames de Paris. Devant le théAtre est l'orchestre fermé, par une balustrade cintrée ; auprès de cette balustrade, à droite et à gauche, il y a un banc avec un dossier; c'est sur ces deux bancs à droite et à gauche que sont les places du premier gentilhomme de la chambre, du grand-chambellan, du maiti'ede la garderobe et du capitaine des gardes. Les fauteuils du Roi et de la Heine sont vers le milieu du parterre. A droite du Roi, M. le Dauphin ; à gauche de la Reine, M°"^ la Dauphine; A droite de M. le Dauphin, Madame ; à gauche de M""' la Dauphine, M"" Adélaïde; tous quatre sur la même ligne du Roi et de la Reine; ensuite les princesses à droite et i gauche, mais en tournant. Cela s'est passé ainsi aux deux représentations du Imllet à l'opéra. Madame n'y étoit point, comme je l'ai marqué, ni M"" la duchesse de Chartres, et M"" la princesse de Cont>' se trouvoit la seconde à gauche du côté de la Reine ; son pliant étoit placé eu tournant suivant la règle, mais elle le rapprocha, et le mit sur la môme ligne que celui de M""" la Dauphine (1). Tout de suite après les princesses du sang étoient des dames de la Cour, qui ache voient le cercle ; il y en avoit deux rangs à gauche , et un seulement à droite. Derrière les dames à droite il y avoit un rang de tabourets pour les princes du sang, et à gauche, vis-à-vis, étoient les ambassadeurs; le nonce même a été au ballet. Les ambassadeurs étoient sur des tabourets, et derrière eux les envoyés sur une banquette. Derrière les fauteuils du Roi et

(l) J'ai a|iprift depuis que le Roi avoil liéciiU- qiie les princesses swroienl sur la JMÔKie ligne que .Mesdames lorequ'il m trowveroil de la place. C'est M. ite Riclielipii qoi iti'a dit que \c Km Vnuùt lUdûé ainsi. (IVote dn duc de

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