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peu ; elles ajoutent qu'ils «voient demandé permission de ne point i,''aiçrner la Tamise et de ne pas la remonter jusqu'à Windsor, mais d'être transportés par teiTe, ce qui leur a été accordé.
On a eu des nouvelles de M. de Sade; il avoit été conduit d'abord à Louvain; on le transfère à la citadelle d'Anvers; il éloit difficile qu'il ne fût pas pris, puisqu'on l'attendoit sur quatre routes différentes. On espère qu'on pourra engager l'électeur de Cologne à le redemander, puisqu'il a été pris dans .ses États, qui sont "neutres; mais s'il est vrai, comme on l'a dit, que l'électeur de Cologne
■avoit demandé (ju'onlui envoyât qui on voudroit, pourvu que ce ne Mt pas M. de Sade, et qu'ayant été instruit de son départ il avoit donné toutes les facilités et les indications pour le faire arrêter, on peut croire aisément qu'il ne consentira pas à le redemander, ou que s'il le fait, il ne sera pas fâché d'être refusé.
P J'appris aussi il y a deux jours que les ennemis ont arrêté, il y a déjà du temps, un M. d'Agieux, qui sert actuellement dans rélal-major de l'armée de M. de Maillebois et qui étoit ci-devant chargé des affaires de France à ^ Bruxelles.
H Hier M, de la Molhe fit signer le contrat de mariage H de M"° sa tiUe avec M. deFroulay; le secrétaire d'État i fut M. de Maurepas.
I J'appris il y a quelques jours que le jeudi gras, au bal
■ masqué dans lagalerie, il y eut un masque qui s'assitassez près de la Heine. La Reine demanda à M"*^ de Bouzols qui ^ c'étoit; elle lui répondit quec'étoitson frère, mais c'étoit B en effet le lils du roi Jacques, c^e l'on appelle le Prétendant, il avoit déjà été au bal en masque chez Mesdames. Depuis que le projet de Tentreprise sur l'Angleterre, dont I j'ai parlé dfins le temps, a été totakmeut manqué, ce H jeuue prince a toujours resté en France , et il est actuelle- " luenlà FiHz-Janies. Ou l'appelle M. le Baron; il a pris un nom allemand; il est venu à tous ces bals dans le plus
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grand inco.^ïnito, et ce même jour du jeudi gras il soupa
chez M. df Bouillon.
M, Chalut, trésorier de la maison de M""' la Dauphine, m'a dit hiet' qu'il avoil porté k M™*^^ la Dauphine, il y a quelques jours, soei mois de mars consistant en -VjOOO livres. Il est réglé qu'elle aura 'i.,000 livres par mois, et 12,000 livres pour les étrennes et autant pour la foire, comme la Utiine. Outre cela, le Roi lui a donné une bourse de 1,000 louis. Tout ce qu'elle a donné en chemin est aux dépens du Roi et a été fourni par la chambre aux deniers. On me disoit hier qu'elle a donné 130 louis à l'opéra, à Bordeaux; elle donnoit aussi, pour les escortes des troupes qui l'accorapaguoienl, 25 louis pour 50 dragons.
Du dimanche ik-, Versailles. — Vendredi dernier, M"" la duchesse de Brissac suivit M'"*' Adélaïde chez le Roi, et fut présentée pai' elle à Sa Majesté comme ayant T honneur d'appartenir à Mesdames.
Hier samedi, M, le Dauphin et M""=la Dauphine furent à Sainl-Cyr ; ils avoient dû y aller dès jeudi ; une petite indigestion qu'eut M. le Dauphin avoit retardé le voyag:e, M. le Dauphin étoit dans le carrosse de iM""^ la Dauphine. L'usage est que lorsque le Roi monte dans le carrosse de la Reine, c'est un valet de pied du Roi qui tient la portière ducùléque le Roi y monte, et un valet de pied de la Reine du cùté de la Reine. Par la même raison, un valet de pied de M. le Dauphin voulut prendre la portière du c6té de M. le Dauphin ; les valets de pied de M"'" la Dauphine s'y opposèrent et ceux de M. le Dauphin cédèrent la portière. Les valets de pied de M""' la Dauphine prétendent que les valets de pied du Roi étant grands valets de pied et en charge doivent avoir la portière de préférence à ceux de la Reine, mais que l'état de ceux de M. le Dauphin est fort différent, puisqu'ils ne sont que petits valets de pied et par eonnnission, au lieu que les valets de pied de M"^ la [>auphine sont j^-rands valets de pied et en charge. ,, II y avoit dans le carrosse de M"'* la Dauphine M"' de
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^iraguais et M™* de Tessé, M""= de Rubempré ei M'"" de ^Faudoas. Il y avoit aussi des dames dans le second car- Brosse. M. de Rubemprë et M. de la Fare étoient dans le carrosse des écuyers avec M. l'abbé de Sailly, mimônier de quartier, et M. de Larivoire, écuyer cavnlcndotir. Le carrosse des écuyers marchoit devant suivant Fusage, et immédiatement derrière un carrosse de M. le Dauphin dans lequel étoient ses menins^ derrière le carrosse de M. le ' Dauphin les deux carrosses deM""^la Dauphine. Sîiint-Cyr Best du diocèse de Chartres. M. l'évêque de Chartres y Breçut M, le Dauphin et M""" la Dauphine. Il y eut salut avec ^un petit motet, ensuite un divertissement en musique dans la maison. Les paroles, qui sont de Roy, avoient été ftiites pour M""" la Dauphine. La musique est de Clérembaultj fameux organiste; c'est un duo avec des chœurs, 'dont on fut fort content. Cet ouvrage s'appelle; l'Idylle Bcfe Sainl-Cyr. M""" la Dauphine avoit fait ses dévotions le même jour ici à la chapelle , dans la petite chapelle de Saint-Louis où est une tribune pour la Reine et où l'on a mis la châsse de sainte Onézime. M. l'évêque de Mirepoix, son premier aumônier, lui dit la messe et la communia.
Hier M™ la Dauphine ouvrit enfin le coffre de velours que le Roi avoit fait remplir de bijoiLX de toutes espèces et dont j'ai parlé ci-dessus ; elle fit des présents à toutes ses
P darnes^ à ceux qui lui sont attachés, à M, de la Molhe, qui a été la complimenter A Orléans, aux officiers des I gardes qui l'ont accompagnée pendant le voyage, dont il y a quelques-uns d'absents, à qtii on les enverra. On a j âgé apparemment qu'il y auroit trop longtemps à attendre que les présents pour Mesdames fussent prêts. J'ai déjà écrit dans ces Mémoires des faits anciens lorsqu'ils sont venus à ma connoissance. Cet usage me parolt trop utile pour le discontinuer. M""' de Luynes m'a conté plusieurs fois deux faits extrêmement curieux. Elle a vu et connu en Bourgogne un gentilhomme appelé M. deRiolet, homme fort âgé. MM. de Riolet éloient atla-