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J'ai marqué ici dessus que la place de premier architecte a été donnée à M. Gabriel; cette place vaut 12 ,000 livres de rente. M. Gabriel le père avoit outre cela encore celle de premier ingénieur des ponts et chaussées, qui lui valoit encore 6,000 livres; elle a été donnée a M. de • Boffrand, fameux ingénieur, qui étoit déjà ingénieur des ponts et chaussées.
L'académie d'architecture est composée du directeur général, qui est aujourd'hui M. Orry, du premier architecte, d'un architecte ordinaire , de douze architectes de premier rang, qui sont payés à raison d'un louis par assemblée lorsqu'ils sont présents. Il y a outre cela douze architectes du second rang qui n'ont nulle rétribution pour leur droit de présence.
M. Gabriel le fils avoit la place d'architecte ordinaire ; elle a été donnée à M. de Cotte, contrôleur de Fontainebleau ; elle vaut 2,000 livres d'appointements. M. Gabriel le fils avoit aussi le contrôle de Versailles; cette place étant devenue vacante par sa nouvelle dignité , le Roi fit écrire à M. de l'Assurance, contrôleur de Marly , qu'il lui donnoit ce contrôle ; que cependant il étoit le maître de rester a Marly si cela lui convenoit davantage. M. de l'Assurance a préféré Marly, et le contrôle de Versailles a été donné à M. l'Écuyer qui avoit celui des étangs. M. Billaudel, qui étoit ci-devant chargé des pépinières et avoit eu depuis le contrôle de Saint-Germain , a été fait contrôleur des étangs, et le frère de M. de l'Assurance de Marly, qui étoit inspecteur de Saint-Germain, en a eu le contrôle. Le contrôleur de Paris est M. de Cotte, fils du frère aîné de celui de Fontainebleau ; ce M. de Cotte jouit d'au moins250,000 livresde rente qu'il a eues de sa femme. Les grands contrôles, comme Paris, Versailles , Fontainebleau, Marly, sont tous égaux pour les appointements; ils valent 2,000 écus. Dans presque tous, il y a quelques bénéfices. Dans celui de Versailles il n'y a rien que le logement. 11 y a des contrôles inférieurs, comme Saint-Ger-
main, qui ne vaut que 1,000 écus , les étangs , Mousseau, Chambord, etc. M. Gabriel a toujours été chargé de Choisy ; ce n'est point^n contrôle en forme; il n'y a même point d'appointements attachés. Il a demandé à continuer de remplir les mêmes fonctions à Choisy.
Je n'ai point marqué les dames du voyage de Choisy ; • c'étoit Mademoiselle , Ml,e de la Roche-sur- Yon, Mmc la maréchale d'Estrées, Mroc de Mailly, M™ de Saint-Germain et M™ la duchesse de Ruffec.
Du jeudi 24, Versailles. — Mesdames ne partirent que lundi de Fontainebleau; elles vinrent dîner à Choisy; elles étoient accompagnées de Mmc de Tallard, de deux sous-gouvernantes, M"" de la Lande et de Villefort, et de Mrac de l'Hôpital. Le Roi, qui ne se met quelquefois point à table à Choisy, à dîner, ou qui n'y reste souvent qu'un moment, se mit à table entre Madame et Mme Adélaïde, et y resta tout le dtner. Ce fut M. de Coigny qui, après avoir présenté la serviette au Roi,^a présenta à Mesdames, avant et après dîner, et qui servit le Roi. Les six dames qui étoient à Choisy et les quatre venues avec Mesdames mangèrent toutes avec le Roi. Après le dîner, Mesdames virent la. maison et le jardin. Il y eut une calèche pour Mmc de Tallard.
Les bâtiments de Choisy continuent toujours. La communication de l'office à la salle à manger est presque entièrement achevée. Le Roi soupa hier à. Choisy, et eu partit à sept heures un quart ; il alla chez la Reine en arrivant. Dimanche dernier, qui étoit le jour de la Trinité, le Roi alla à vêpres et au salut à la paroisse de Choisy.
Hier à huit heures du matin , l'ambassadeur d'Espagne apprit par un courrier de M. de Montijo, dépêché de Francfort, que le roi de Prusse fut attaqué, le 17, à quelques lieues de Chrudira près du village de Czaslau, parle prince Charles de Lorraine ; que la cavalerie autrichienne avoit d'abord eu de l'avantage, mais que leur infanterie n'a voit jamaispu enfoncer celle de Prusse, et qu'en tin les Prussiens