Lettbb de M. de Puysibux
Nieder-Altaich, 23 Juillet 1742.
Depuis ma dernière lettre, M. de Kevenhuller a jeté et perfectionné son pont à Landau, sans que les Bavarois s > soient opposes. Ce* der-
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niera se sont contentés d'y porter seulement un corps de 3,000 hommes, aux ordres de M. de Moravisky, le même que nous avons vu autrefois en France banquier de béribi. Ce corps est en l'air et exposé à être enlevé à chaque instant. M. le due d'Harcourt a envoyé d'ici au camp de Pladling un officier au maréchal de Torring pour lui faire des représentations sur cela, et l'engager à ne se point commettre contre l'ennemi dans un moment où la prudence voulait que Ton évitât toute espèce de combat. Nous ignorons encore quel aura été le fruit de ces sages représentations.
M. de Keven huiler a aussi poussé depuis deux jours quelques détachements dans les gorges de Grafenau et du côté du haut Palatinat su ries frontières de Bohême. Nous croyons que ces détachements n'ont pour objet que d'établir des contributions et tirer de l'argent et des subsistances de ce pays-là avant que la paix (que l'on regarde comme certaine) soit publiée.
L'empereur venant d'envoyer le maréchal de Seekendorf a Berlin, il y a apparence que ce général ne viendra point prendre le commandement de l'armée bavaroise, ainsi que Ton uous l'avoit annoncé.
Tout le monde désire également la paix, les uns par goût, d'autres par misère, quelques-uns par ennui et par dégoût, et les plus raisenr nables parce qu'ils la croient nécessaire au salut de l'État.