OCTOBRE
Lettre du â oetchre, Fontairubleau.
M. Descajciils mourut enlîa hier au soir. La Reine se donne beaucoup de mouvement pour obtenir un bâton d'exempt pour son fils.
Lellre du 3 oclobrje.
Il y a aujourcFIiui une chasse très-coiisidérahlc ; toute la iainille rnyale y est, excepté la Keine, (jui s'enferme aujourd hui pour faii'e ses dévotions demain^ à cause de la Saint-François.
Lettreduk octobre*
J'ai raisonné avec H. de Honteil (1) sur son voyage; ce qu'il m'a dit de plus important est ce qu'il a vu dans le port de Nice. Le roi de Sardaigne y fait faire des travaux
auxquels on travaille jour et nuit, et ils sont lort avancés. Les Génois en sont fort alarmés, par le tort que cela feroità leur commerce^ et celsk en feroit beaucoup aussi à Toulon et à Marseille; mais je crois que Ton ne peut plus arrêter cette entreprise que par une guerre, qui est un remède bien violent.
M"" de Luynes m'envoya il y a quelques jours une lettre de M. le maréchal de Belle-Isle, du 18 septembre, datée d'OuUins (2), maison de campagne de M. le cardinal de Tencin. Le détail qu'il fait de cette maison m'a paru mériter d'être mb dans ce journal.
Il ne faut que trois quarts (Vlieure pour venir de Lyon à Oullins; la situation est diannante, sur le bord du Rhône \ et comme ce côté-ci
(1) M. de MoDteils'esl séparé de M. Je Paulmy pour aller faire une tournée dans les monlapnes et voir tons les passages et lontcs les positions différentes <iiie l'on peut prendre; il avoil inônie avec lui un dessinateur et a rapporté une carte fort exacte; il a été jusque dans les États du roi de Sardaigne ; de là il a été à Gènes, où il a demeuré lioil jours; il est très-capaUe de bien Toir et a rendu on très-lmn compte de son voyage. ( Note du duc de ■ Luynes. )
(2) Bourg près de Lyon.
ost I»' plus élevé, la vue se perd sur une plaine iiumeose, cultivée comme un jardin et remplie d'une multitude de châteaux et de bastides extrêmement agréables; cette vue est terminée de fort loin ea face par les montagnes de Dauphlné^ et à la gauche par une grande partie, de la ville de Lyon, que Ton voit en amphithéAtre, de manière que sans sortir de dessus sa terrasse, sur le milieu de laquelle est bâtie sa maison, les yeui se promènent dans le plus beau pays du monde. D*antant plus que toutes les maisons que Von voit appartiennent à des habitants de Lyon et sont toutes très-propres et très-bien tenues et ne montrentrien de la misère qui règne dans la plusgrande partie des campagues de l'intérieur du royaume.
Nous sommes partis de Plombières, M™® de Belle-Isie et moi, le 9, pour venir à l'abbaye de la Charité ebez M. révêqnc de Verdun, d'où nous sommes partis le 13 et sommes venus chez M. le duc de Randan à lialançou; c'est un vieux chAteau sur le bord de la rivière du Doubs, qui traverse des prairies immenses, terminées par des coteaux garnis de plusieurs villages. Il a pratiqué dans la eage, qui t^t vilaine extérieurement, vingt-huit logemeuts de maîtres; ceux que nous avons oceupés, ainsi que ceux que j'ai été voir, sout extrêmement commodes et agréables.
Il a fait un magnifique potager, qui communique par des allées dans un bois qu'il a percé et accommodé sur le modèle de la Ferté , ce qui procure des promenades à l'inlini, et d'autant plus agréables que le terrain est doux conmie du velours, et toujours sec par la quantité de rigoles et de petits aqueducs qui en tirent toutes les eaux, quelques pluies qu'il fasse; en total c*est une très-agréable habitation, d'autant plus que c'est en même temps une très-belle terre. Nous en partfmes le 16 pour aller à Ghâlons, par une nouvelle, route où l'on à Ml ées ehemina admirables; il y a dix-neuf lieues.
M. de tavannes nous a fiiit trouver des chevaux d'ordonnanoe, car comme il eo fslloit 150 à chaque poste pour Madame Infante, onavoit dégarni les postes à quarante lieues à droite et à gauche de la route.
Lettre du b octobre, FonUUnebleau*
Ou vient de me dire que le gouvernement de Salins, qu'avoit le maréchal de laMothe, sera donné au baroD de Montmorency^ et que cela ne sera déclaré que ce soir.
On m*a dit aussi que M"' d'Estrades avoit obtenu le droit de se mettre à la première plaee dans les carrosses de Madame Adélaïde, de préférence à toutes les dames titrées, quoique Ton eût rapporté le règlement fait pour
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la vieille M""^ de Mailly, qui portoit qu'elle auroit une place dans le carrosse^ mais à la portière.
Lettre du 6 octobre, Fontainebleau ,
L*on dit ici tout bas qoe M. le baron de Montmorency
va épouser M™'" de Vertus; il y a longtemps qu'il en est question ; enfin ils prennent leur parti : ainsi il sera incessamment avec un gouvernement et une femme de plus.
Lettre du 8 (Il n'y a rien du 7).
La Reine est un peu mieux de son rbume ; cependant
elle a la tôte fort douloureuse, et elle est excédée d'avoir vu deux cents personnes avant et pendant son dîner dans une petite chambre où à peine il peut en tenir vingt. Elle a pourtant tenu rassemblée pour les pauvres à six heures; elle joueàcavagnole^ ensuite elle ira chez elle sans souper au grand couvert, qui sera chez le Roi.
Lettre (ftt 9 oclo6rtf y de Fonudnt^Uau,
On dit ici que la petite Madame a la petite vérole volante. On dit que le retour de Fontainebleau est avancé au 8.
Lettre du 10.
Le gouvernement de Salins donné à M. le baron de
Montmorency vaut environ 13,000 livres de rente ; il remet une pension de 8,000 livres qu'il avoit; ainsi l'avantage n'est pas considérable. Il n'est pas vrai que ce soit Madame Adélaïde qui aitdemandé le gouvernement pour lui.
Lettre de Paris,, du iO.
La 4* édition de VAbrigi de Ckietoire de France va paroitre sans aucune augmentation, mais seulement parce que la 3° étoit épuisée; mais les libraires sont fort fâchés
de ce iju'il on paroil une contrefaile à Avii^non, ce qui fail six éditions en comptant celle de Hollande.
11 paroit un ti" tome de l Histoire des Suisses de M. de Zurlaubea; il y a des choses curieuses.
Lettre du 11.
M"" de Graiijuiit et de Clioiseul sont accouchées chacune d'un trarcon. M™* deChoiseal est Laiiemani de Betz. sœur de M"" de Poos.
M. rarchevôque de Toulouse est nommé à Tarchevèché de Narbonue; il a pris congé et fait ses remerciments; en même temps il part pour les États.
Il est fort question ici d'une déclaration du Roi sur les hornes de la juridiction ecclésiastique et de celle du Parlement; c'est M. Rouillé qui est chargé d'en faire le projet^ et on regarde Texécution très-diiliciie et Tacceptalion des parties comme impossihle.
Le Roi a envoyé M. Senac À Versailles. On dit que c'est la vraie petite vérole qu'a Madame^ et que M. le duc de Bourgogne a aussi quelques boutons. Le Roi ne parott pas en avoir aucune inquiétude. Cette nouvelle de M. le duc de bourgogne s'est trouvée sans fondement.
Leiire du ti, de Si, Marchand, muticient à F&niainebieau.
Il y a ici M. de Laval» basson appartenant au roi de Sardaigoe, qui est à la Cour depuis quelques mois ; il joue supérieuremeat de cet instrument. Le 5, il joua devant le Roi dans les petits cabinets, pendant
le souper. Guignon, Guillemain, moi et Chrétien pour basse l'accompapifimcs; après que le Roi fut sorti de table, k' duc de Fleury nous lueua par ordre du Roi chez Alcsdames, où se trouvèrent M. le Dauphin, M™*^ la Dauphine, Madame iutante et le Roi, qui y vint sur le champ. Nous jouâmes encore environ trois quarts d'heure. Le Roi prit un violon et le [)réseuta à Madame Adélaïde, qui joua avec nous. L'étranger a eu une boite d'or.
Ou doit exécuter ici quelques petits ballets vers la Un de ce mois ; il y aura plusieurs principaux acteurs de TOpéra; les pantomimes étrangers qui joueut sur le théâtre de TOpéra à Paris doi?ent venir aussi.
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Lettre de Fontainebleau, du 12.
La Reine est beaucoup mieux de son rhume; cependant la faculté a voulu qu elle entendit encore la messe dans sa chambre, et par conséquent elJe n'ira point à la comédie. Je lui ai envoyé une lettré de M»« de Tallard qu'elle m'avoit adressée. Ëlle lui mande que Madame est très-bien de sa petite vérole, qui est cependant assez abondante pour espérer qu'elle en sera préservée pour toute sa vie; qu'il seroit peut-être désirable que M. le duc de Bourgogne en eût autant; ainsi la crainte qu'il l'eût nemeparolt pas fondée.
M. dePujols, exempt de la compagnie de NoaîUes, a eu la brigade de M. Descajeuls.
Je viens de recevoir une lettre de M. de Dessulepont^ qui arrive par un courrier de Rennes. 11 me mande que, malgré tous les malintentionnés des États, par la putience et la douceur de M. de Chaulnes, tout commence à se calmer ; il en l'ait les plus grands éloges^ auss^ bien que de M"**" de Gbaulnes.
Lettre du 1^, Fontainebleau.
M"* de Pompadour est un peu malade; elle a été saignée du pied.
Lettre du 16.
L'affaire du vingtième en Bretagne est en discussion ; mais cela n*est pas fini.
Le bÀton d'exempt des gardes du corps a été donné à un vieux brigadier, qui a demandé sa retraite tout de suite. Ce bâton a passé au neveu de M. de Suzy , major. M. d'Ëspiocbal a monté au grade de lieutenant^ et M. de Pujols^ exempt, à celui d'enseigne.
Lettre du 17.
M. de Harmontel vient Ide faire la tragédie des JBT^racfîiies, qui n'est pas encore imprimée.
M** de Ponipadour prendra son tabouret à six heures.
Ce tabouret a élé [>ris ;\ six heures et un quart. M"* la [irincesse de Cooty menoit. M""*' d'Ëstrades et de Choiseui 8ui voient.
J'allai ledimanohe 15 à Paris et j'y vis M. le maréchal de Belle-lsle. Uavoit va ce même jour le S'.Ganthier, dont j*ai déjà tant parlé. J'ai d^à expliqué que Ton avoit
confronté audit Gauthier deux hommes quMPavoit nommés et qui .» voient été arrêtés en conséquence ; mais qu'à la couirontiïlion il ne les avoit pas reconnus, ce qui n'est pas singulier, puisque ces deux hommes n'étoient point de ceux qui ont voulu Fassassiner. On les lui avoit nommés comme .caution du projet qu'on vouloit, disoiton, lui communiquer; maiscen'étoit que pour l'engager à entrer dans la maison où écoient les assassins. Gauthier ne connoissoit pas d'autres noms; il n'a pu parler que de ces deux personnes. Cette confrontation ne pouvant servir à lui faire rendre justicCyOn lui a permis d'informer criminellement» et il a rendu sa plainte. J'ai déjà expliqué que le dit Gauthier, dans le temps même de son aventure, fit payer avec la dernière exactitude 86,000 livres qu'il devoit pour des bois; il a fait payer encore depuis, au terme préfixe, pareille somme, et tout le monde convient, même ses ennemis^ qu'il n'a manqué à aucun de ses engagements et qu'il ne doit rien à personne. Une autre vérité aussi constante , c'est que dans le temps qu'il fut enlevé les fermiers des salines de Rozières demandoient un dédommagement très-considérable, je crois que c'est 500,000 livres, et ils offroienl de porter l'eau salée de la fontaine jusqu'à 15 degrés par un travail qu'ils comptoient faire et qui empêcheroit toute communication de l'eau douce avec l'eau salée. A cela Gauthier avoit répondu que si ce projet s'exécutoit pour l'augmentation de la valeur de l'eau, il n'y avoit qu'à le suivre, mais que s'il n'avoit pas le succès désiré, il offroit de faire venir aux frais de sa compagnie , comme je l'ai
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déjà dit, de l'eau salée d'une qualité fort supérieure à celles de Uozières ; qu'il ne deinandoit que le môme prix pendaut quelques années^ aprô$ quoi ce prix diminueroit considérablement» et encore plus la consommation de bois, j'ai déjà expliqué ce détail, et qu'à l'égard du dédommagement des fermiers, il s*en chargeoit avec sa compagnie s'il étoit jugé que ce dédommag'ement éloit dii. C'est dansées circonstances que (iauthier a été enlevé. Mais qu'esi-il arrivé en conséquence de sa proposition et depuis ? Premièrement, les fermiers ont cessé de demander le dédommagement; secondement, l'ouvrage à la fontaine salée de Roiières a été fait, et tandis que Teau ëtoit à 3 degrés 1/S ou même (je ne ]a croyois pas si forte), depuis qu'on a travaillé elle n'est plus (ju'à 2 degrés. A l'égard de l'éloignement , l'exemple de Dieuze prouve qu'il est sans inconvénient (1).
Dm vendredi 20, Darnpierre. — Je parlai il y a quelques jours à M. le maréchal de Belle-Isle de l'état de son affaire par rapport à Marseille. Il me dit qu*il n'y avoit encore rien de fait, parce que la ville paroissoit s^y opposer. M. de Belle-lsle a rendu compte de cette opposition à M. le garde des sceaux qui en étoit déjà instruit ^ direclenient; il a été convenu qu'il seroit t'ait un nouveau mémoire à colonnes, où Ton mettroit à côté du projet les objections faites parla ville^et à côté de ces objections les réponses de M. de Belle-lsle. Ces réponses ne pa- Toissent pas fort difficiles à faire; les objections sont trèsfrivoles. 11 y est dit entr'autres qu'il y a déjà beaucoup trop de terrain vide dans Marseille ; et pour le prouver on cite comme exemple les cimetières et les jardins des communautés religieuses. On ajoute que si Ton vouloit
(t) L'éloignement de Diease n*o«t pts tout à flift «i grand; maie dès qu*il i»^agitd*ane distance, quand elle ne seroit que de deux lieues, les mêmes ob-
joclions peuvent avoir lieu. Le fait sur Dieuze répoml à ce qu'on ponvott ob* jecter aux projets du S' Gaulliier. (A'ote du duc de Luynes. )
multiplier les habitations on pourroit ajouter un ou plusieurs L'IiiL^cs aux maisons. Si les raisons d'opposition se trouvent fondées, M. de Belle-lsle cherchera quelques autres expédients pour parvenir à ce qu'il désire ; il faut toujours remdnier au principe de cette affaire, se souvenir, comme je Vaidit^ que des questions da Roi à H. de Belle-lsle, remplies de bonté/sur Tétat de ses affaires en sont la première origine.
M. de Belle-lsle a cru que le projet de Marseille seroil pour lui un moyen de faire usage des bontés du Roi à son égard, en faisant l'avantage de la ville et même du royaume, par l'augmentation du commerce, comme je Tai expliqué dans le temps. L'idée du projet avoit été communiqué à M. de la Tour, intendant et premier président, qui avoit paru l'approuver; M. de la Tour, pour avoir de plus grands éclaircissements, a voulu communiquer ce projet à la ville; mais comme il est Thomme du Roi et que c'est sur son avis, rapporté par M. le garde des sceaux au Roi, que l'affaire sera décidée, il n'y a rien de fait ni pour ni contre jusqu'à ce que M. de la Tour ait envoyé son avis; et il ne renverra qu'à la lin de l'année, à cause de bes différentes occuj);itions.
Du 22. — Le 14 de ce mois M"^ de Pignatelli (Saint- Séverin ] accoucha de deux âlles; elles furent baptisées le 15 à Saint-Rocb, leur paroisse, Tune tenue*par H. d'Aremberg (1) le fils (c'est celui qui vient d'épouser M*** de la Marck ; il vient d'arriver de Flandre ) et par M""" de Saiiit-Sévenn ; l'autre par M™" d'Egmont (Villars) et M. Tabbé de Saint Sévcrin ; c'est un frère de M. de Saint-Sé vérin, chanoine de Parme, à qui le Roi vient de donner une abbaye. 11 ressemble iniiniment à M. son
(1) La mère de MM. d' A remberg est Pignatelli, sœur de teu M. d'£gniont.
( ISote du duc de Luynes.)
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frère; il est parti de Parme fort peu de jours après Madame Infante.
J'ai parlé dans le temps des constestations qu'il y a eu à Saint-Denis au SU] et dulumiuaire. Messieurs des gardes du corps comptoient avoir droit de demander le luminaire du chœur, qui est un objet de 7 à 8,000 livres; les moines sontenoient que ce luminaire leur appartenoit. il y a douze gardes du corps (l), qui restent depuis le jour du transport jusqu'à celui de l'enterrement. M. de Suzy, major des gardes du corps, dont on loue beaucoup l'exactitude , l'attention et l'application , a cru que ce seroit faire tort aux droits des gardes du corps s'ils étoient nourris dans le couvent, et' si les moines pouvoient faire valoir cette nourriture comme un dédommagement des prétentions des gardes du corps. En conséquence, il recommanda à l'exempt de ne permettre tout au plus qu'à un seul garde du corps par jour d'aller manger au couvent^ en cas qu'il y edt quelques parents ou quelques amis, et de ne jamais le permettre à deux le même jour, quelque raison qu'il pût y avoir. En con-. séquence Tordre fut donné aux douze gardes de ne point aller manger au couvent sans une permission de l'exempt. , Pendant ce temps l'examen des prétentions réciproques et des exemples a été fait exactiunent par M. de Saint-Florentin, et il a été décidé que les gardes du corps n'avoient point de droit au luminaire; de sorte qu'ils n'ont eu ni luminaire ni nourriture.
J'ai parlé ci-dessus du traitement des gardes du corps dans les voyages. On leur donne 100 sois par jour, parce qu'il n'est pas censé qu'ils soient nourris; cependant ils le sont en effet, et même bien traités. Il y a quelque temps que, se trouvant extrêmement satisfaits de la bonne chère qu'on leur faisoit à Ghoisy, ils se proposèrent de
(1) Ce nonibie de douze avoit éti; nourri ea d'autres occasioDs par les muiues. ( iYo^e du duc de Luyncs. ) ,
l'aire accepter une petite gratification proporiiounée à leurs moyens^ c'est-à-dire 40 sols par jour, au maître d'hôtel qui les servoit; ils se taxèrent d'eux-mêmes à cette somme; depuis ce temps^ cela est devenu un usage^
et même une espèce de droit, et les gardes du corps le
payent non-seulement à Cboisy , mais à Bellevue et à Crée y.
On me mande de Paris d'hier que M*"*^ de Maulevrier y est morte> en couches^ elle et son enfant ; elle étoitFienneSy belle-sœur de M"* de Maulevrier (Ghauvelin), belle-fille de M"* de Maulevrier (d^Êstaing). La grande-mère de M** de Maulevrier vit encore ; elle est Tessé ( Froulay ).
Letire de Fontairuhleau, du 20 oeUibre.
Le Roi a fait venir M. le cardinal de la Rochefoucauld et M. de Laon ; les autres commissaires sont ici. On voudroit bien que les affaires pussent finir; mais on ne croit pas que cela réussisse.
M. l'évèque d'Àutun (Montazet) ayant demandé à venir à Paris pour la maladie de son frère, il crut qu'il étoit tout simple de venir à Versailles; vous savez qu'il vit la Reine chez moi ; le lendemain matin il alla voir M. de Saint-Florentin, lui demander s'il pourroit aller chez le . Hoi. M. de Saint-Florentin réponditqu'il n'avoit demandé que pour voir son frère et que la permission ne portoit pas autre chose. M. d*Âutun le pria de savoir ce qui convenoit, et lui dit qu*il s'en retournoit à Paris ; depuis ce temps il n'en a pas entendu parler, ce qui marque qu'on ne lui veut pas accorder.
Lettre du2i octobre, Fontainthleau,
M. de Kaunitz a présenté M. le prince dWrenibcrg. M. de Zinzendorf a pris congé pour aller en Angleterre.
Lettre du 22 octobre ^ Fontainehleau»
M""' de Mazarin qu'on croyoit grosse de sept mois ne Test