MARS I7IS
on y trouva la lettre de cachet (Ju^27 lévrier que la Faculté avoil conclu d'insérer dans ses registres.
M. d'Héricourt ordonna au greffier d'y transcrire surle-champ les trois arrêts* Nouvel embarras pour le bon homme; il ne se dëddoit pas; enfin comme il éioit fort pressé de dire s'il refusoit ou non, il répondit qu'il ne refusoitpas, mais qu'il lui étoit impossible de faire sur-lechamp cet ouvrage qui demandoit plus de deux heures. ËQ effet , il étoit à jeun; «c'étoit à près de deux heures de relevée^ etd^aillettrs cethommeale tempérament fort affoibli par une attaque d^apoplexie qu'il eut il y a quelques années; il étoit incommodé de la main droite; ce secrétaire ou greffier sVUoit retiré quand il avoit vu la contestation sur les registres; on le lit revenir et on voulut Tobliger à écrire, en le menaçant de toute la colère du Parlement; il répondit toiiyours que le plus grand malheur qu'il pût attendre ce seroitla mort, et qu'il étoii sûr de la trouver si on le forçoit à faire un ouvrage aussi long et au-dessus de ses forces.
Il fut donc ordonné au greffier du Parlement d enrcgistrer; il commença à écrire sur la même page où étoit transcrite la lettre de cachet du 27 février dont on a parlé ; il eut soin de ne pas oublier le réquisitoire de l'arrêt du 25 octobre, quoiqu'il n'eût point été lu à la Faculté.
Pendant qu'on dressoit les procès- verbaux , différents docteurs parloient avec Messieurs. On ne manqua pas à leur dire que si le Parlement ne voulait autre chose que de faire renouveler à la Faculté son attachement à ses articles de 1663 et à la déclaration du Clergé de 1082, cela seroit bientôt fait; que la Faculté qui faisoit tous les jours soutenir dans les thèses de ses bacheliers les quatre propositions du Clergé, n'auroit aucune peine à marquer son attachement à cette doctrine; mais que ce qui causoit à la Faculté la douleur la plus sensible, c'étoit uniquement qu'on voulût l'obliger à enregistrer des arrêts relatifs à nn réquisitoire que le Parlement lui-même jugeoit répré-
hensible dans la doctrine, et que la Faculté ne pouvoit s'emp(j;chor de reg^arder comme très-mauvais. Messieurs répondoient que le Parlement n'avoit d'autres vues que défaire exécuter les articles de 1663 et les propositions de 1682. On nemanquoil pas de répliquer quetaFacalté eût bien désiré que cela lui eât été prescrit par un arrêt qui n'eût rapport qu'à cela seul ; que Tédit de 1682 ayant, comme le remarque M. d'Ormesson dans son réquisitoire du 27 février, son exécution puMique dans le royaume, et surtout dans la Faculté, le Parlétâent eût eu la satisfiaetion de se voir obéir sans causer d'alarmes. * * - *
Les députés avoieni en Fattentionde prier ^les docteurs de ne point déranger l'heure de leur dîner, de s'en aller et de revenir ; presque tous s en alli^Tont et fort peu revinrent. Messieurs de Sorbonne députèrent le soir même pour apporter ici à M. le chancelier le plumitif où les or* rôts éloient inscrits. M. le chancelier porta sur-le-champ ceplumitif auRoi. -
l*ai déjà marqué que la commission des deux cardinaux et des deux autres prélats avoient eu ordre de s'assembler avec les quatre magistrats. L'objet de ces assemblées étoit de faire une déclaration qui pût mettre remède à tous les inconvénients qui résultent de la situation présente. Cet ouvrage* en effet estlrès-désituble^ les évèques et les magistrats n'ayant jamais' pu se oOncitier sur les termes de hi déclaration; enfin il a été déterminé que chacun travailleroit de son côté, et que les deux projets de déclaration seroient apportés au Roi qui en décideroit.
Du vendredi 23^ VerêoHles* — Le 20 de ce mens, M. le chancelier^ en conséquence de la délibération dto conseil du 18^ se rendit à Paris et manda chez hii le recteur de rUniversîté. M. le chancelier lui dit que le Roi ayant révoqué la dernière lettre de cachet par laquelle les délibérations leur étoient défendues sur les arrêts du Parlement des 25 octobre, 26 janvier et 27 février dernier, Fintention de S. M. étoitijue les irois arrêts du Parlement