‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 2)Chapitre 255 sur 268 · LIVRE XV. - CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

LIVRE XV. - CORRESPONDANCE

cheuse affaire du 22 juillet; niais, quels qu’en puissent être l'effet et les conséquences, je me persuade que l’Empereur ne verra dans tout ce qui s’est passé que de nouvelles preuves de votre dévouement pour son service, et que Sa Majesté sera vivement touchée de l’accident qui, au commencement de la bataille du 22 juillet, vous a privé du commandement réel de l’armée de Portugal. Je suis personnellement affecté de ce malheureux événement, et l’ancien attachement que Votre Excellence me connaît pour elle ne lui laissera aucun doute sur les sentiments pénibles qui m’agitent en ce moment. Je me flatte, monsieur le maréchal, que vos blessures n’auront aucune suite fâcheuse, et j’ai appris avec plaisir que votre état n’était point dangereux. Je n'hésite point à accorder à Votre Excellence la permission de rentrer en France et de se rendre à Paris si elle le juge à propos. Si la fortune a trahi vos espérances, monsieur le maréchal, je vois, par les lettres que vous m'avez fait l’honneur de m’écrire, que ses coups se sont arrêtés devant la noblesse de vos sentiments, l’élévation de vos pensées, et qu’ils ne pouvaient porter atteinte à votre zèle pour le service de l’Empereur, à votre attachement et à votre dévouement pour sa personne.

« Un maréchal de l’empire va partir pour prendre le commandement de l’armée de Portugal. »

4'jO

Page 1