‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 2)Chapitre 26 sur 268 · IV. i · texte numérisé non relu

IV. i

cher d’être attaquée à l’improviste avec du canon.

J’établis ma première division à Truxillo, avec ma cavalerie légère. Ce poste voyait tout ce qui se passait dans l’Estramadure. L’ennemi se présentant en force, elle devait se rapprocher, et au besoin repasser le Tage.

J’occupai la vallée du Tage et la Verra de Plaeeucia avec trois divisions. La deuxième division occupait la province d’Avila; la sixième, Placencia, et le pied des montagnes jusques et y compris l’entrée de la Sierra de Cala et le col de Banos. Ainsi, par ma droite, j’observais ce qui se passait dans la Vieille-Castille et sur la Tonnés, et mon front était couvert par l’Alagon, et une avant-garde placée à Galisteo. Les cantonnements des troupes étaient assez étendus pour qu'elles pussent bien vivre.

J’observais un front immense, et, cependant, en peu de marches, toute mon armée pouvait être rassemblée pour combattre, soit devant le débouché de Coria, soit en Vieille-Castille, soit en Estramadure. Enfin une bonne tôle de pont, construite sur le Tietar, devait m’assurer les moyens de passer cette rivière et de manœuvrer sur l’une et l’autre de ses rives.

Pendant mon séjour sur les bords de la Guadiana, j’eus la première pensée des moulins portatifs, que, plus tard, je fis donner à l’armée. Nous avions du grain en abondance; les moissons étaient

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