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En 1805, j’avais rais le fort de Gratz en étal de • défense, et je ra’en étais félicité. En 1809, j’en gémis, car il mettait les plus grands obstacles à mes communications. On ne pouvait passer le pont, traverser les places, se mouvoir au milieu des rues sans recevoir des coups de fusil du fort. Les habitants mêmes perdaient assez de monde, tant le commandant montrait d’ardeur à tirer sur les officiers et les soldats, au risque de blesser les citoyens. Mais ces ennuis ne furent pas de longue durée. Je laissai les troupes nécessaires au blocus, et, le 28, je me mis à la poursuite de Giulay, dont j’attaquai l’arrière-garde à Gleisdorf.
De là, nous nous portâmes sur Feldsbach. Au moment où ce mouvement s’exécutait, je reçus l’ordre de me rapprocher de Vienne, de faire évacuer tous les hôpitaux de Gratz, de renvoyer sans retard la division Droussier, et d’être rendu moi-même avec mes troupes, le 4 juillet au soir, sur le bord du Danube. Je revins à Gratz avec la division Mon- Irichard, et je fis partir pour Vienne jusqu’au dernier malade ou blessé de l’bôpital de celle ville.
Cette opération terminée, je me mis en marche avec cette division, en suivant la division Droussier, tandis que la division Clausel se rendait à Meusladl par Friedberg. Tout ce mouvement s’exécuta avec rapidité : une fois de l’autre côté des montagnes, je