‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 3)Chapitre 119 sur 267 · LIVRE XII. — 1809. • -it.-j · texte numérisé non relu

LIVRE XII. — 1809. • -it.-j

battu. Ainsi, ce qui constitue une victoire,' nous l’avons obtenu, et cependant, chose bizarre! nous n’avons pas fait un prisonnier, excepté des blessés, abandonnés sur le champ de bataille. Nous n’avons pris que sept canons à l’ennemi, pas un drapeau, »;t lui, battu, nous a, au contraire, pris neuf bouches à feu.

Ce fut donc une victoire sans résultat. Les temps où des nuées de prisonniers tombaient entre nos mains, comme en Italie, à Ulrn, à Austerlitz, à léna, étaient passés. C’était une bataille gagnée, mais qui en promettait plusieurs autres à livrer.

Le lendemain, l’Empereur monta à cheval, et, suivant son usage, parcourut une partie du champ de bataille; il visita celui de Macdonald. Je n’ai jamais compris l’espèce de curiosité qu’il éprouvait à voir les morts et les mourants couvrant ainsi la terre. Il s’arrêta devant un ofQcier blessé grièvement au genou, et il eut l’étrange idée de faire faire devant lui l’amputation par son chirurgien Y van. Celui-ci eut peine à lui faire comprendre (jue ce n’était pas le lieu, qu’il n’en avait pas la possibilité en ce moment, et il invoqua mon témoignage à l’appui du sien.

Je quittai l’Empereur pour aller me mettre à la tête de mes troupes, dirigées sur Wolkersdorf. En arrivant au pied des hauteurs de Gerarsdorf, l’Empereur rencontra Macdonald. Il le félicita de sou

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action de la veille, lui fit une espèce de réparation pour le passé, et l’embrassa en lui disant : « C'est maintenant à la vie et à la niort entre nous. »

Le 7, j’établis mon camp à Wolkersdorf, où était le quartier général. Là je reçus l’ordre de partir le N pour faire l’avant-garde de l’armée dans la direction de Nikolsbourg. Mon corps d’armée fut augmenté de la division bavaroise, commandée aloi-s j»ar le général Minucci, en remplacement du général de ^Vrede, blessé, et d’un corps de cavalerie de cinq mille chevaux, commandé par le généi'al Montbrun. Cette faveur me dédommageait de n'avoir pas combattu sérieusement à Wagram.

Masséna suivait l'armée ennemie par la route de llollabrmm et de Znaïm. Davoust fut chargé de me soutenir. Oudinot suivit la même direction. L’armée d'Italie resta près de Vienne pour observer l'archiduc Jean. Je me mis en route le 8 de bonne heure, et je me portai à Wolkersdorf. L’ennemi avait de l’avance, et, jusqu’à ce bourg, je ne trouvai que des trainards. J'en ramassai beaucoup. Là j’appris qu'une forte colonne de l’armée aulnebienne, et dont le corps de Rosenberg faisait l’arrière-garde, avait quitte la grande route, jiris à gauche, et s’était dirigé sur Laab. Aucun corps n'avait continué sur Nikolsbourg.

Comme c’était l’ennemi que j’allais chercher et non Nikolsbourg, j’envoyai deux cents chevaux

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