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loises sur ma droite, elle était terminée et bordée par un bois. Le général Montbrun appuya sur la droite le mouvement de mon infanterie, prit position à l’entrée de la plaine, couvert à droite par le bois dont je viens de parler, et il s’établit sur plusieurs lignes avec sa nombreuse cavalerie et son artillerie.
Arrivé à cette position, je découvrais Znaïm en face de moi, et, de l’autre côté de la Taya, sur la route d llollabrunn, une immense quantité de troupes, d’artillerie et de bagages. Je me trouvais ainsi derrière l’armée autrichienne. Znaïm était occupé. On apercevait, en arrière de Znaïm, sur la route de Bohème, beaucoup de troupes et d’artillerie, et les colonnes passaient le pont de la Taya pour suivre le mouvement général de rassemblement qui s’opérait sur cotte ville.
En ce moment, je regrettai vivement de n’avoir pas appelé à moi le maréchal Davoust. S’il eût été là pour me soutenir, je me serais emparé de Znaïm, et, me mettant ensuite en bataille en face du pont, tandis que lui aurait chassé tout ce qui était en arrière de la ville, il m’aurait couvert contre ces troupes. Alors l’armée autrichienne était gravement compromise; elle n’avait plus de retraite; elle aurait été obligée de remonter la Taya par des chemins et un pays difficiles. Le moins qui eût pu lui arriver, c’eût été de perdre tout son matériel et
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MÉMOIRES Uü DUC DE RAGUSE.
(IV'tre compUUcinenl désorganisée. Mais la fortune on avait décidé autrement. J’envoyai ofliciers sur officiers à Davoust; il s’était lancé sur Nikolsbourg; il ne pouvait plus me rejoindre dans la journée.
Je ne pouvais renoncer cependant à faire une tentative. Si l’ennemi n’était pas en force derrière Znaim, je pouvais, quoitjue seul, essayer le mouvement que la pré’sence de Davoust eût rendu infaillible. Avant de le commencer, je voulus bien connaître là force de l’ennemi sur le plateau. Je donnai l'ordre à Montbrun de s’avancer dans la plaine et jusque derrière la ville, s’il le pouvait. Montbrun. après avoir fait replier ce qui était devant lui el enlevé trois cents hommes à l'ennemi, rencontra, à un mille environ, des forces très-considérables, (pi’il estima à quarante mille hommes de toute arme. Dès lors, il crut ne pas pouvoir, sans un grand danger, s’éloigner davantage, tandis que moi je ne pouvais tout à la fois occujter les hauteurs défensives, dont j’étais en possession, et opérer sur Znaim et sur le pont. 11 fallut se résigner à un rôle défensif.
Devant d’aussi grandes forces, ce rôle n’était pas .sans danger; mais, fort de l’ardeur de troupes victorieuses, et calculant que l’ennemi ne connaissait pas ma force et devait me croire soutenu, je m’y décidai. Tout mon front était couvert par un escarpement facile à défendre. Je fis occuper, créneler
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