‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 3)Chapitre 174 sur 267 · III · texte numérisé non relu

III

r>.ÎH MÉMOIRES DU DUC DE RAGUSE.

tait rautorilé du souverain. On me donna divois» agonis principaux. D’abord un intendant général pour radniiuislration proprement dite, sous mon autorité, au moyen des décisions et des arrêtés que je prendrais sur ses rapports. Cet intendant était chargé des linances, de l'intérieur, de la police, des douanes, etc. Un commissaire général de justice exerçait, également sous moi, les fonctions de ministre de la justice. Je ne devais correspondre qu'avec un seul ministre, celui des finances, pour toutes les affaires de l’illyrie, et avec le ministre de la guerre pour l’armée française qui y était placée. En un mot, j’étais, dans toute l’étendue du terme, un vice-roi dont le pouvoir n’avait pas de bornes.

Aucun de mes actes, pendant tout le temps de mon séjour en lllyric, n’a été l'objet d’une désaj)probation. Je rendrai compte, dans ces Mémoires, des principales circonstances de mon administration. L’Empereur me donna, en partant, pour instruction générale, de faire pour le mieux. Jepens(‘ avoir rempli cette lâche, puisque j’ai tout à la fois tiré le plus grand parti de ce pays sous le rapport des ressources, ménagé les habitants, fait régner l’ordre et la justice, et laissé chez eux des souvenirs honorables, dont j’ai reçu de grandes marques, et qui, plus d’une fois, ont été pour moi, dans d’autres temps, le motif de véritables consolations et des plus douces jouissances.

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