III. 2i
fiüblo {ïiicrrp, rendue peu efficace par l’argent distribué à propos, leur était faite, ba proximité de la frontière de la Croatie donnait d’ailleurs aux coupables le moyen d’écbapper aux poursuites. Sous le gouvernement autrichien, ils s'étaienl un peu modérés, et la mollei^sc des autorités avait fait leur salut. Quand l’istrie appartint au royaume d’Italie, les désordies anciens avaient recommencé dans ^lous leurs excès. C’était à cet état de choses que j’avais à remédier.
Le désordre était tel, (jue les habitants du sud de rislrie et de Rovigno n’auraieni pas osé sortir de leurs villes si, d’avance, ils n’avaient pris l’engagement de payer, chaque année, aux brigands une contribution dont la quotité était proportionnée à leur fortune. Un homiiie voulait-il s’affranchir de celle dépendance, sa campagne était infailliblement bri'dée. Une fois la taxe acquittée, chacun pouvait aller et venir librement; ses biens, sa famille et sa personne étaient constamment respectés. On s'était soumis à celle espèce de souveraineté de fait, en payant une somme modérée, plutôt que d'altendre sa sûreté de la protection d’une autorité dont l’impuissance était démontrée.
Mou devoir était de faire disparaître ce scandale, qui rajipelait la Turquie; mais j’avais à vaincre, pour ainsi dire, la résistance des habitants, effrayés de se brouiller avec les brigands, et de faire
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