‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 3)Chapitre 223 sur 267 · III · texte numérisé non relu

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loral, el, en alteiulant la formation dcS régiments, les Pandours, réorganisés, devaient être la forc<* territoriale de ces cantons et former leur noyau. Les Pandours furent formés en dix compagnies; chaque compagnie avait son territoire, cimj officiers, et cent à deux cents hommes de la population lui étaient adjoints. Iæs dédoublements successifs auraient fourni les cadres nécessaires. Lu attendant, pi ès de deux mille hommes étaient déjà eiiseinble et dans l'esprit de l’organisation que je méditais. Le temps n’a pas permis d’y apporter plus de développement.

L’empereur d’Autriche m’en a parlé plusieurs fois, et je l’ai fort engagé à former des régiments dans sou intérêt, comme dans celui de la province; mais la considération que les Dalinates étaient actuellement propriétaii’cs, et avaient reçu les terres qu’ils possédaient sans condition, l’avait retenu jusqu’alors, à ce qu’il m’a dit. Celles des Croates leur avaient été, au contraire, données à titre spécial de services militaires. On voit quel poids a dans son esprit le droit de chacun de ses sujeLs, et ipielle équité préside à ses décisions.

Le lycée de Layhach était entre les mains d’hommes distingués et capabh^. Je ne négligeai aucun soin pour ajouter à renseignement qu’on y recevait. Je lui donnai un jardin botanique pour servir à rinstruction des élèves.

Liviii; XIV. 1S10.

Un évêché grec fut établi en Dalniatie. Les Dalinates de ce rit dépendaient de l’évêque de Monténégro, et je crus utile et politique de les soustraire ainsi à son influence. Le siège en fut placé dans un couyent situé au milieu delà Kerka, près de Sebenico. Un journal du gouvernement, traduit en (piatre langues, fut publié, et j’établis une censure pour les livres. Cette mesure, commandée par les beêoins de la société, était plus particulièrement en harmonie avec le mode du gouvernement d’alore et les mœurs de cette époque, et on a payé cher depuis la fantaisie d’y renoncer; mais ses instructions étaient de laissera la publication des ouvrages la plusgrande liberté possible, et je ne crois pas qu’elle ait été une seule fois dans le cas d’exercer son veto et de faire sentir l’action de son pouvoir aux écrivains.

J'eus soin aussi des officiers mutilés et des veuves des officiers morts au service d’Autriche pendant la dernière campagne. Je fis liquider leurs pensions sur le taux de la législation d’Autriche. L’Empereur devait prendre les charges du jiaysen l’acquérant, et récompenser loyalement des services rendus à l’État dont ce pays avait fait partie. Je fis faire* aussi un travail sur les médailles de Joseph Il'etde Marie-Thérèse, données pour actions d’éclat à quelques soldats croates, et je sollicitai leur échange contre des croix de la Légion d'honneur, il était

MÉMOinES DU DUC DE RACUSE.

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poliliipip (le fiiire disparaître des distinctions antricliiennes, et ('■(piitable de rendre à de braves soldats un signe d'bônneur mérité an prix de leur sang. Le conrage qui se fait remarquer dans l’accomplissement du devoir doit être honoré, qiril ait été employé ou non à notre |»rofit, et le nouveau souverain s’honore lui-même et fait acte de haute justice en traitant avec faveur et bienveillance les anciens défenseurs du pays qu’il vient d’acquérir.

Les provinces illyriennes avaient été épuisées par la guerre, et le bétail y était devenu fort rare. Le gouvernement autrichien accorda la libre sortie de douze mille bu'ufs de Hongrie, et aussi une sortie illimitée des grains: ces secours furent un grand soulagement.

Depuis le mariage de Napoléon, je trouvais de meilleurs procédés dans les autorités autri(‘bienm's, ,une facilité plus grande à s’entendre avec nous, et les raj)ports de la frontière étaient devenus aussi faciles que pacifiques. Ces autorités trouvèrent en moi les imunes dispositions bienveillantes. Des billets faux, imités de ceux de la banque de Vienne, se répandirent tout à coup en Autriche; on reconnut (pt’ils venaient d'illyrie, et j’en rc(,Mis l’avis. La |K)licc se mit en campagne (H découvrit l’atelier : les coupables reconnus furent punis suivant toute la rigueur d(‘s lois. Le gouvernement autrichien avait sollicité l’admission d’un commissaire pour être té-

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