III
(;.n MEMOIRES DU DUC DE RAGUSE.
lion : il nomma une commission pour m’enlendre : (leux séances suffirent pour tout expliquer, tout faire comprendre, et tout terminer. On adopta sans rt'striction toutes mes idées. J'obtins la grâce de tous les Dalmatcs condamnés pendant la guerre pour délits politiques; j’obtins aussi pour le^ Illyriens la participation au cabotage des côtes d’Italie, réservé jusque-là aux seuls Italiens. Dans la discussion de tous ces intérêts, on vanta peut-êtrë avec excès mes connaissances en législation, en administration et en politique.
Je vis alors pour la première fois la nouvelle Impératrice : je trouvai en elle de la dignité et cette expression de bonté qui est l’apanage de toute sa famille.
Le moment des couches de Marie-Louise' approchait : l’agitation était dans tous les esprits! Que d’espérances! quel prix on mettait à la naissance d’un fils! Le 19 mars, l’Impératrice ressentit les premières douleurs, et tout ce qui tenait à la cour se rendit aux Tuileries. Nous passâmes la nuit dans le salon bleu, où aujourd'hui reçoit madame la Dauphine. A cinq heures du matin. Dubois ayant annoncé que, selon les apparences, l’accouchement n aurait pas encore lieu, chacun se retira chez soi. A six heures, le canon annonça la délivrance de 1 Impératrice : le nombre des coups de canon de- 'ant faire connaître le sexe de l’enfant, tout le