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il leiiail ferme contre un nombre Irès-snpéricur, tandis que le ‘25', à la tète duquel marcliait le général Dclzons, approchait. Quand la tête eut débouché, je chargeai le général Lauriston de rallier le 79', et de le porter sur les hauteurs à gauche, pour couvrir le liane du 25', et enqiêcher les deux bataillons russes, qui descendaient la montagne et n’avaient pu être suivis à cause de la dilficulté du terrain. de les occuper. Un feu très-vif de ce régiment prépara la charge ordonnée au 25', et exécutée aussitôt qu'il eut été formé en colonnes par sections. Les bataillons prenant leur distance en marchant, celle charge, cxinduite avec vigueur par le général Uelzons, avait pour but de couper la droite de rennemi et de tourner son centre. La j)remière position emportée, la droite des Russes se retira, homme par homme, dans les montagnes en arriére. Le centre se replia d’abord sur une hauteur, immédiatement après attaquée et enlevée, et enfin sur une troisième, où il tint ferme. La gauche et une réserve s’y rallièrent. Pendant ce combat, le 18' d’infanterie légère, sous les ordres du général Soyez, avait débouché et s’était formé en colonnes. Je lui ordonnai de passer à la gauche du 25' et de marcher droit sur Castelnovo pour tourner l’ennemi, tandis que le 2,5' ferait une nouvelle attaque, et je gaidai en réserve le 79* et la garde. Ces mouvements s’exécutèrent aussitôt; mais, soit que l’en-
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nenii s(Milit son danger imminent, soit que l’attaque du 25* eût été trop vive, il se replia en toute hâte, et le 18' ne put atteindre que la queue de sa colonne, au lieu de tomber sur son (lanc, comme je l’avais espéré, et de le couper en grande partie. Quinze cents hommes seraient tombés en notre pouvoir, si un défilé à passer n’eût retardé la marche du 18' de dix minutes environ. Il arriva cependant encore à temps pour écraser par son feu la colonne russe, mise en fuite et cherchant son refuge, partie dans la mer et sur les canots de l’escadrc envoyés pour la recueillir, et partie dans la plaine protégée parle feu du fort espagnol. Un quart d’heure après, il ne restait pas un seul Russe hors de l’enceinte de Caslelnovo, et les paysans armés avaient disparu. Le feu des vaisseaux et du fort soutint rembarquement des troupes russes, mais sans nous faire souffrir.
Depuis six mois, les Bocquais, excités par les Russes, n’avaient pas cessé de nous insulter. Pen- ’dant la suspension des hostilités, ils avaient attaqué nos avant-postes. J’avais fait tous mes efforts poulies rappeler à leur devoir et leur faire sentir leur véritable intérêt. Us n’en avaient tenu compte: ils croyaient mes démarches inspirées par la crainte. Les Grecs, sujets turcs du voisinage, s’étaient joints à eux. J’avais porté mes plaintes au pacha de Trcbigne; il m’avait répondu qu’il abandonnait lesre-
belles à ma vengeance. Je me décidai à faire un exemple sévère.
Je donnai l’ordre do brûler plusieurs villages et tous les faubourgs de Castelnovo : c’était punir la rébellion dans son foyer même, et, le lendemain, cet ordre fut exécuté. Je fis épargner la maison d’un habitant qui avait, quelques mois auparavant, sauvé la vie à un Français. On y plaça un écriteau pour faire connaître le motif de cette exception. Le 2 octobre, au moment où je faisais incendier les beaux faubourgs de Castelnovo, malgré le feu de la flotte ennemie, mille à douze cents paysans et quelques Russes vinrent attaquer les postes de ma gauche, les surprirent et les obligèrent à se replier. Le nombre des ennemis augmentant, je dus y faire marcher des troupes. J’employai dans cette circonstance la garde italienne, désespérée de n’avoir pas combattu la veille. Soutenue par un bataillon du 79' et quelques autres détachements, l’ennemi fut chassé de toutes parts, laissant deux cents morts sur la place, et tout rentra dans le silence. Ainsi l’ennemi, qui comptait mettre à feu et à sang Raguse et la Üalmatie, n’avait pas pu défendre son territoire et ses propres foyers.
On peut évaluer la perte de l’ennemi, dans ces trois affaires, pour les Russes, à trois cent cinquante hommes tués et six à sept cents blessés; nous leur fîmes, en outre, deux cent onze prisonniers. Les