‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 125 sur 166 · SOI · texte numérisé non relu

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toute la journée du 1 7, rarméc de Silésie, et ensuite l’armée du Nord, commandée par le prince royal de Suède, défilèrent sous nos yeux et remontèrent la rive droite de la Partha. Je fis occuper les divers, ponts de la partie supérieure de cette rivière, et je plaçai en observation, sur la rive gauche, ma cavalerie légère. Mon infanterie était campée perpendiculairement à la Partha, faisant face à Taucha, la gauche au village de Schœnfeld, la droite sur la direction du village de Paunsdorf.

L’Empereur avait cependant senti la nécessité d’opérer la retraite. Les troupes qui avaient combattu à Wachau et Liebertwolkwitz la commencèrent avant le jour, le 18, et se rapprochèrent do Leipzig. Des caissons, que l’on ne pouvait pas emmener faute d’attelages, sautèrent, ce qui avertit l’ennemi du mouvement qui s’opérait. Il se mit en conséquence en mesure d’attaquer l’armée française. En effet, vers les dix heures du matin, l'armée de Bohême marcha en avant, formée en trois grosses masses, la droite commandée par le général Benningseh, le centre par Barclay de Tolly, et celle de gauche par le prince de Hesse-Hombourg, tandis que l’armée de Silésie et l’armée du Nord débouchaient par Taucha.

La grande armée française prit aussitôt les positions suivantes : à l’extrême droite, le huitième (Po-

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niatowski), ensuite, vers l'robslheyda, le duc de Castiglione; puis le corps du duc de Belluue; ensuite le cinquième (générial Lauristou); enfin le duc deTarente, avec le onzième, derrière Holzhausen, Le septième, composé de Saxons, qui venait de Taucha, devait occuper l'aunsdorf. Mou corps devait être à gauche, et le troisième en seconde ligne.

Aucun engagement n’avait encore eu lieu; mais on devait reconnaître que le moment de l’action était prochain. Je venais de visiter mes postes de cavalerie wurtembergeoise sur la rive gauche de la Partha. J’avais donné pour instruction au général Normam, en le quittant, de se replier avec lenteur sur moi quand l’ennemi arriverait sur lui en débouchant de Taucha, et de me faire prévenir, afin que mes troupes eussent le temps de prendre les armes. Je rentrais à mon camp avec sécurité quand je vis la plaine couverte de cavalerie légère. Cette cavalerie en désordre marchait dans notre direction et s’avançait sur nous. Je supposai que les Wurtembergeois, attaqués brusquement, fuyaient. Je fis prendre les armes immédiatement aux troupes. Je fis battre la générale. C’était la première fois dans ma vie que J’employais devant l’ennemi ce moyen d’avertissement. En un petit nombre de minutes, les troupes furent en ligne, formées et en état de combattre. La cavalerie en vue approcha.

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