LIVRE XVII
clay de Tolly avec douze mille Russes. Le général Dertrand détacha sur Kônigswerth la division italienne de son corps, pour maintenir la communication entre les deux parties de l’armée. Cette division, établie négligemment, fut attaquée et surprise par Barclay. Elle fut mise dans uii grand désordre. Cependant, comme elle était appuyée à des bois en arrière de la ville, elle réussit à se rallier, et soutint le combat. Sur ces entrefaites, le comte de Valmy arriva avec sa cavalerie, et KônigS3vertli fut repris. Pendant ces événements, le cinquième corps avait rencontré le général York à Weissig. Un combat opiniâtre s’ensuivit. La position fut enlevée, et l’ennemi fut forcé de se replier sur le gros de son armée.
Ces deux corps, d’York et de Barclay de Tolly, rentrèrent en ligne. Le corps russe fut chargé de défendre la Sprée dans son cours inférieur.
Le 19, toute l’armée française était déployée circulairement devant Bautzen. Le douzième corps occupait l’extrême droite, et était placé sur les hauteurs de Technitz. Le onzième corps était près de Breska, derrière leWindmüchlenberg.Le sixième étaitenavanlde Salzfortgen. Lequatrième appuyait sa gauche à Welka et à la chaussée de Hoyerswerda. ’ La garde et la cavalerie étaient en arrière, sur la roule de Dresde. Le quartier général était à Forti-
gen. La gauche de l'armée n’était pas encore en ligne. Le cinquième corps occupait Weissig. Le troisième, un peu en arrière, se trouvait à Markersdorf; le septième à Hoyei-swerda. Le deuxième avait quitté Witlenberg, et s’était avancé vers Galzeii et Dalheiiu. Il était en face des corps prussiens de Bulow, de celui de Berelel et de la division russe de Karper.
L’armée ennemie avait deux positions à défendre : la première ayant sa gauche aux montagnes, défendue par des abatis et des redoutes, et le front couvert par Bautzen et la Sprée, dont le lit est encaissé et les bords escarpés; la deuxième position, également appuyée aux montagnes, se composait des retranchements construits en avant de Kalskirch. Son front était couvert par une ligne de redoutes faites avec soin et bien armées, et par les hauteurs de Krekvitz. Enfin la droite occupait les hauteurs de Glaima, et les points de Klitz et de Maischitz.
Le 20, au matin, l’armée s’ébranla. Le douzième corps, placé à la droite, attaqua les hauteurs où était la gauche ennemie, après avoir jeté un pont sur la Sprée et passé cette rivière. Le onzième corps fut chargé d'attaquer Bautzen, après avoir aussi franchi la Sprée au-dessus de cette ville. Je reçus l’ordre de passer la Sprée à une demi-lieue au-dessous de