LIVRE XXII
ris'. Les pouvoirs les plus étendus me furent délégués, et un titre nouveau, celui de lieutenant du roi, destiné à les rappeler, me fut donné : seule fois que, dans la Restauration, semblable mesure ait été prise. Le 25 août au matin (jour de la fête de saint Louis), étant chez M. Decazes, ministre de la police, et causant avec lui, on lui apporta une dépêche télégraphique, datée de Lyon, à dix heures du matin. On lui mandait que, malgré les |mouvements annoncés, tout était encore tranquille. Il me dit, à plusieurs reprises, combien serait éminent le service rendu au roi et à la France si je parvenais à rétablir la paix et le calme dans ce pavs. Il avait bon espoir dans ma prudence et ma fermeté. Mes pouvoirs civils et militaires s’étendaient sur les deux divisions voisines, celles de Lyon et de Gre-
' « Monteur le maréchal,
« Je m'empresse de vous annoncer que le roi m’a chargé de vous engager à revenir le plus tôt possible à Paris. L’intention de Sa Majesté est de TOUS conGer une commission très-importante, et qui intéresse le bien de son service et de l’Etat. Le roi, qui connaît tout votre lèlc, et qui désire le mettre à proGt, ainsi que vos talents et votre expérience, espère que vous lui donnerez encore, à cette occasion, une nouvelle preuve de votre dévouement. Je suis heureux, monsieur le maréclial, d’étre l’interprète de la conGance du roi à votre égard, et de vous assurer en même temps de l’inviolable attachement et de la haute considération avec laquelle j’ai l’honneur d’être, monsieur le maréchal,
«Votre très-humble et très-obéissant serviteur.
« Ricbeueu.
. Paris, le 40 août 1817, a