‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteurChapitre 122 sur 178 · VII · texte numérisé non relu

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ittü MÉMOIRES DU DUC DE RAGUSE.

est mauvais, et ici le vice se trouvait dans le maii- (|uc de capitaux suflisants et l’obligation de recourir souvent à des emprunts usuraires, cette force de volonté est la cause infaillible d’une ruine complète; car chaque jour les obstacles augmentent. Plus on fuit d’efforts pour les surmonter, plus en quelque sorte on les accroît; on les accumule et on les masse en quelque sorte devant soi, et il arrive un jour où on est écrasé : telle fut ma destinée.

Une révolution avait éclaté en l’spagnele 1" janvier 1820. Des troupes accumulées sans solde à nie de Léon, avec destination pour l’Amérique, destination qui les mécontentait, s’étaient insurgées et avaient donné le mouvement. Une mauvaise administration dans tout le royaume et une absence totale de pouvoir avaient nmrveilleusement préparé cette révolution. Le colonel Riégo sortit de l’ile de Léon avec cinq cents hommes, parcourut toute l’Andalousie, et propagea partout l’insurrection. Cette révolution avait cependant si peu de racines dans la nation, qu’avec un peu de fermeté tout aurait pu être facilement comprimé. La faiblesse et les hésitations du roi Ferdinand lui donnèrent de la consistance. L’insurrection gagna du terrain et s’approcha de Madrid; Le roi envoya au-devant des révoltés le général Ü'Donnel, connu sous le nom du comte de l’Abisbal. 11 devait les

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