LYON EN 1817, PAR LE COIÆNEL FABVIER
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«... Les événements qui s'étaient passés à Lyon et dans quelques communes voisines, le 8 juin, avaient été présentés au gouvernement comme le résultat d’une conspiration aussi vaste dans son plan que grave dans son objet et atroce dans ses moyens.
« Il ne s’agissait de rien moins que de renverser le gouvernement après avoir immolé les autorités et livré au meurtre et au pillage la demeure de tous les vrais royalistes. Des bandes nombreuses, disait-
' Les évéïieirenU de Lyon, quoique peu éloignés de nous p»r la date, (ont tellement oublies, que nos lectcui's seront sans doute bien aises d'en trouver une relation un peu plus étendue dans l'extrait que nous insérons ici.
(Sote de l'ÊdiUur.)
MÉMOIRES DU DUC DE lUGUSE.
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on, élaionl partout organisées; des armes leur avaient été distribuées; des sommes considérables consacrées à leur solde; elles avaient des chefs audacieux et entreprenants, et ce n’était là qu’une des ramifications d’un plan immense qui n’embrassait pas seulement les départements environnants, mais la France entière, qui se liait avec les mouvements de l.isbonne, avec la révolution de Fernambouc.
Cependant on apprenait, par les rapports mêmes, que ces bandes nombreuses n’avaient paru nulle part. Vingt gendarmes et quelques chasseurs des l'yrénées avaient sufti pour maintenir le calme ou pour le rétablir partout où il avait été un instant troublé; la ville de Lyon n’avait été témoin d’aucun mouvement, aucun membre du prétendu comité directeur n’avait été arrêté; quelques malheureux paysans avaient été seuls surpris dans leurs villages, s’agitant sans chef et sans but déterminé.
« Le gouvernement dut s’étonner en comparant do pareils résultats avec les suppositions qu’on vient de lire sur l’importance, la réalité et les causes du mouvement. Scs doutes s'augmentèrent à l’arrivée des documents officiels envoyés par un fonctionnaire dont le dévouement à la cause royale avait été prouvé d’une manière éclatante dans des circonstances difficiles.