‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteurChapitre 138 sur 178 · I.IVIIE XXII. — PIÈCES JUSTIFICATIVES · texte numérisé non relu

I.IVIIE XXII. — PIÈCES JUSTIFICATIVES

l’y avaient plongée s’offrirent à lui sous un jour bien différent. Il s’imposa alors l’obligation de tout voir par lui-même : les nombreuses procédures de la cour prévôtale furent déroulées et e.xaminées avec soin; tous ceux qui pouvaient donner des renseignements utiles furent interrogés. Il ne tarda pas ainsi à se mettre au courant de ce qui se passait encore, à apprendre ce qui s’était fait avant son arrivée, et bientôt le rapprochement du présent et du passé présenta d’abord la pénible conviction que des ennemis du repos de la Prance, abusant sans doute de la faiblesse et de l’erreur des principaux chefs de l’autorité, s’étaient emparés du pouvoir et qu’ils s’en servaient pour livrer à la plus étrange persécution tout ce qui ne partageait ni leurs principes ni leurs intérêts.

« La ville de Lyon et les communes qui l’entourent avaient vu renaître pour elles le régime de 1 705. Comme alors, les hommes qui avaient le pouvoir proclamaient que la terreur seule pouvait le faire respecter, et n’agissaient que trop bien en conséquence de ce principe; comme alors, la haine avait pris la place de la justice, et tous les moyens paraissaient légitimes pour écraser ceux qu’on regardait comme des ennemis. Dans ces derniei’s temps, on ne frappait les victimes qu’après les avoir trompées, et la violence n’était que le der-

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