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Ire, sauf à s’en débarrasser bientôt; mais on n’assoit pas d’une manière durable sa position en l’admettant à la Chambre des pairs. »
Je reviens en arrière, pour parler encore une dernière fois de Napoléon. Il avait quitté l’armée immédiatement après la perte de la bataille de Waterloo, et était arrivé à Paris avec la nouvelle de sa défaite. 11 manda Davoust, alors ministre de la guerre, et, après lui avoir raconté les événements à sa manière, il lui dit qu’il lui fallait une levée de quatre cent mille hommes. Davoust lui répondit brutalement : « Vous n’en aurez point, et vous ne pouvez plus régner ! »
La plus vive effervescence se montra dans les Chambres, et une nouvelle abdication de Napoléon fut exigée. Il la donna sans se faire trop prier et resta à l’Élysée comme simple particulier. Mais il ne tarda pas à se repentir d’avoir ainsi renoncé à la partie. Quelques groupes d’ouvriers ou de gens du peuple venaient quelquefois près du jardin de l’Élysée crier : Vive l’ Empereur! Napoléon cherchait à en tirer des conséquences favorables et à s’abandonner à l’illusion qu’il pouvait reprendre le pouvoir; mais les gens sensés, placés près de lui, le ramenaient à des idées plus raisonnables. Le général Bernard, envoyé plusieurs fois pourvérifier la ' valeur de ces cris auxquels il attachait encore tant