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de son aïeul Henri LY. G’élait le cas sans doute; mais voici ce qu’il dit en montrant son chapeau, auquel était attaché un petit plumet blanc de héron « Voilà le panache de Henri IV ! 11 sera toujours à mon chapeau. »
Je me demandai le sens de ces paroles et s’il y avait quelque relique de ce genre gardée par la famille royale.
Je dois dire ici l’impression personnelle que la vue des Bourbons, à leur retour, me fit éprouver.
Les sentiments de mon enfance et de ma première jeunesse se réveillèrent dans toute leur force et parlèrent puissamment à mon imagination. Une sorte de prestige accompagnait cette race illustre. De l’antiquité la plus reculée, l’origine de sa grandeur est inconnue. La transmission de son sang marque de génération en génération les époques de notre histoire et sert à les reconnaître. Son nom œt lié à tout ce qui s’est fait de grand dans notre pays. Cette descendance d’un saint, déjà il y a six cents ans homme supérieur et grand roi, lui donne une auréole particulière. Toutes ces considérations agirent ])uissamment sur mon esprit.
J’avais approché et vécu dans la familiarité d’un souverain puissant; mais son élévation était notre ouvrage. U avait été notre égal à tous; c’était un chef. Je lui portais les sentiments que comporte ce titre.