V MEMOIRES
George et la fatalité voulut que toutes les portes de salut se fermassent aioai devant le prince.' * :
.Aptes la dernière réponse du dufe d’Enghien, le préskient de la' commission prononça la clôture de la discussion , et ordonna qu’on fit sortir de la salle tou$*cenpt qui avaient assisté au* débats. La commission se forma en conseil pour délibérer.. , •
Je mè retirai comme les autres , et je fus» ainsi que divers officiers qui avaient assisté à la séance, rejoindre les troupes qui étaient sur l’eeplahade du château. • ' . ••
Je ne satirais dire au juste combien de temps la commission resta à délibérer, maisce ne fut que deux heures après l’évacuation de la salle que le commandant de l’infânterie de ma légion y qui était postée dans la cour du château, vint m’annoncer que la commission venait de rendre un jugement , et qu’on requérait un piquet.pour son exécution. Je lui recommandai, comme d’ilsage en pareil cas, de le placer de manière à provenir tout accident La position qui lui parut remplir le plus complètement ce but fut un spacieux fossé du château.
Pendant que cet officier prenait ses dispositions, je fis mettre les troupes sous les armes, et leur annonçai le jugement que la commission
venait de rendre , et qu’elles allaient assister à son exécution.
Pendant ce temps , on avait fait descendre le duc d’Enghien par l’escalier de la tour d’entrée, du côté du parc. On lui lut sa sentence, et l’exécution suivit de près. Il était alors à peu près six heures du matin.
Je pris aussitôt les ordres du président de la commission militaire, pour Venvoyer les troupes à leurs casernes.