‹ Mémoires du duc de Saint-Simon publiés (volume 3)Chapitre 289 sur 333 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

Plusiears bonnes nouTelIes. — Ayaux ambassadeur en Hollande, au lieu de Briord fort malade. — Les troupes françoises, introduites au même instant dans les places espagnoles des Pays-Bas, y arrêtent et désarment les garnisons hollandoises, que le Roi fait relâcher. — Flottille arrivée ; chocolat des jésuites. — Philippe V reconnu par le Danemark. — Connétable de Gastille ambassadeur extraordinaire & Paris. — Philippe V à Rayonne, à Saint-Jean de Luz ; séparation des princes. — Comte d'Ayen passe en Espagne. — Duc de Beauvillier revient malade. — Lettres patentes de conservation des droits à la couronne de Philippe V, etc. — La reine d'Espagne abandonnée et reléguée à Tolède. — Philippe V reconnu par les Provinces-Unies. — Ouragan à Paris et par la France.— Mort de l'évêque-comte de Noyon. -- Abbé Bignon conseiller d'État d'Église. — Aubigny évêque-comte de Noyon. — M"* Rose, béate extraordinaire. — M. du Guet. — M. de Saint-Louis retiré à la Trappe. — institution d'un prince par M. du Guet. — Helvétius à Saint-Aignan ; retour du duc de Beauvillier. — Cardinal de Bouillon à Cluni, restitué en ses revenus. — Exil du comte de Mciford.— Roi Jacques à Bourbon.

Plusieurs nouvelles agréables arrivèrent fort près à près : le Roi reçut de Milan un acte qu'on n'avoit pas, quoique connu"; c'étoit l'investiture de Charles V du duché de Milan et du comté de Pavie pour tous les successeurs tant mâles que femelles; la certitude du passage de ses troupes en Italie accordé par Monsieur de Savoie en la forme qu'on desiroit, et un succès en Flandres qui tenoit de la merveille, et très-semblable à un changement de théâtre d'opéra. Briord, ambassadeur en Hollande, étoit tombé dangereusement malade ; les affaires y étoient en grand mouvement : il demanda par plusieurs courriers un successeur, et d'Avaux y fut envoyé. Les états, qui de concert avec l'Angleterre ne cherchoient qu'à nous amuser en attendant que leur partie fût prête, ne se lassoient point de négocier : ils demandoient des conférences avec d'autant plus d'empressement que Briord étoit hors d'état d'ouïr parler d'alfaires; le roi d'Angleterre faisoit presser

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