‹ Mémoires du duc de Saint-Simon publiés (volume 3)Chapitre 37 sur 333 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Cdriosités sur la maison de Rohan ; ses grandes alliances. — Juveigoeim ou cadets de Rohan décidés n'avoir rien que de commun en tout et partout avec tous autres juveigneurs nobles et libres de Bretagne. — Vicomtes de Rohan décidés alterner avec les comtes de LiTtl Montfort jusqu'à ce que ces derniers eussent la propriété du lien de Vitré. — Le Parlement, par égards, non par rang, aux obsèques de l'archevêque de Lyon, fils du maréchal de Gyé. — M"" de la Gammche ; son aventure ; duchesse de Loudun à vie seulement. — H. de Rohan fait duc et pair; son mariage et celui de son unique héritière; enfonts de celle-ci. — Benj. de Rohan, sieur de Soubise, due à brevet ou non vérifié.— H. de Sully obtient un tabouret de grâce aax deux sœurs du duc de Rohan, son gendre, non mariées. — Dispute de préséance au premier mariage de Monsieur Gaston, entre les duchesses d'Halluyn et de Rohan, décidée en faveur de la première. — Louis, puis Hercule, de Rohan, faits l'un après l'autre ducs et pairs de Montbazon ; famille de ce dernier.

La beauté de M"' de Soubise avoit achevé ce que les intrigues de la Fronde et la faveur de la fameuse duchesse de Chevreuse et de sa belle-sœur *, la belle M°» de Montbazon, avoient commencé. Je l'expliquerai le plus courteroent qu*îl me sera possible.

Jamais aucun de la maison de Rohan n'avoit imaginé d'être princes; jamais de souveraineté chez eux, jamais en Bretagne ni en France, depuis qu'ils y furent venus sous Louis XI ; aucune autre distinction que^ celles des établissements que méritoient leurs grandes possessions de terres, leurs hautes alliances, et une naissance qui, sans avoir d^autre origine que celle de la noblesse, ni avoir jamais été distinguée de ce corps, étoit pourtant fort audessus de la noblesse ordinaire, et se pouvoit dire de la plus haute qualité. Ils avoient par leur baronnie le second rang en Bretagne, et puis ils Talternèrent avec les barons de Vitré, mais cela n'influoit point sur leurs cadets, quoi- «lue sortis de plus d'une sœur des ducs de Bretagne. Ils ne

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