Lisez belle mère
purent obtenir aucune préférence sur les autres puînés nobles de Bretagne; et Alain VI, vicomte de Rohan, fut obligé vers 1300 par J. II, duc de Bretagne, de reconnoître que, selon la coutume de cette province, tous les juveigneurs * de Rohan dévoient être hommes liges * du duc de Bretagne, et qu*il avoit droit de retirer de leurs terres tous les émoluments et profits de fief qu'il pouvoit retirer de celles de ses autres sujets libres. C'est ce duc de Bretagne qui fut écrasé par la chute d'une muraille à Lyon, à l'entrée du pape Clément V, où il accompagnoit Philippe le Bel, qui Tavoit fait duc et pair en 1297, et il mourut à Lyon le 18 novembre 1305, quatre jours après la chute de ce mur. Cela n'a point varié depuis. Ainsi, pour les cadets, nulle préférence sur ceux des autres maisons nobles de Bretagne. Voici maintenant pour les aînés.
Alain IX, vicomte de Rohan, est sans doute celui qui par ses grands biens, ses hautes alliances et celles de ses enfants, a fait le plus d'honneur à sa maisoa, dont il étoit le chef. Sa mère étoit fille du connétable de Clisson ; sa première femme, dont il ne vint point de postérité masculine, étoit fille de J. V, duc de Bretagne, et de J., fille de Charles le Mauvais, roi de Navarre. La seconde femme du même Alain, qui étoit Lorraine Vaudemont, continua la postérité, à laquelle je reviendrai. Du premier lit il maria sa seconde fille à J. d'Orléans, comte d'Angoulôme, second fils du. duc d'Orléans, frère de Charles VI, assassiné par ordre du duc de Bourgogne ; et cette Rohan fut mère de Ch. d'Orléans, comte d'Angoulême, père du roi François 1". Certainement voilà de la grandeur, et qui fut soutenue par les emplois et la figure que cet Alain IX,, vicomte de Rohan, fit toute sa vie. Néanmoins, Pierre duc de Bretagne, fils de J. VI duc de Bretagne, frère de la femme défunte alors de ce même vicomte de Rohan, ordonna le 25 mai 1451, en pleins états, à Vannes, que