Elle parut si rouge
fi698] SES enfants; ses progrès. dOi
bise, de qui j'ai parlé il n'y a pas longtemps, et assez pour n'en plus rien dire, et M*' de Coetquen , célèbre par le secret du siège de Gand, que M. de Turenne, amoureux d'elle, ne lui put cacher, et qui transpira par elle, en sorte que le Roi, qui ne Tavoit dit qu'à M. de Louvois et à lui, leur en parla à tous deux, et que M. de Turenne^ut la bonne foi d'avouer sa faute. Entre une déesse et une nymphe, cette troisième sœur n'étoit qu'une mortelle, qui vivoit avec M"* de Soubise dans Taccortise et la subordinalioo de sa beauté et de sa faveur, et dans l'amertume de lui aToir vu faire pièce à pièce MM. de Rohan princes, tandis qu'elle ne savoit pas même si elle obtiendroit la continuation du tabouret de grâce pour son fils. Tous les biens de ses enfants étoient en Flandres; cela l'avoit engagée à y faire deiongs séjours. M. Pelletier de Sousy y étoit intendant; lui et son frère, le contrôleur général, étoient créatures de M. de Louvois; par conséquent, il étoit le maître en Flandres. Le besoin que M"* d'Espinoy en eut, et les services qu'il lui rendit, les lièrent d'une amitié si intime qu'elle dura toute leur vie, et passa réciproquement à leurs enfants, quoique ils eussent fait tout ce qu'il fal ioit pour l'éteindre; car M. Pelletier ayant perdu sa femme. M"* d'Espinoy l'épousa, et quoique ce mariage n'ait jamais été déclaré, il ne fut pourtant ignoré de personne.
C'est cette première liaison avec Pelletier qui forma la sienne avec M. de Louvois, qui devint son intime ami. Il la trouva propre au monde et à la cour; il lui conseilla de s'y mettre; elle le crut : elle s'y introduisit par le gros jeu et par Monsieur, et soutenue par Louvois, elle fut bientôt de tout, (le fut par lui qu'elle obtint le tabouret de grâce pour son fils, qui n'étoit pas encore dans le monde; l'autre tils mourut en y entrant. Le désir de rendre ce tabouret plus solide lui fit briguer le mariage de M"* de Commercy, dès lors dans toute la confiance déclarée de Monseigneur, ainsi que M"* et M"* de Lislcbonne, sa mère et sa sœur aînée. Cette raison, et dans une fille de la maison de Lorraine,