Voyez tome III, p. 241, note
%. Cette anecdote se trouve déjà plus haut (p. 135 et 136), racontée presque dans les mêmes termes.
[1708] FONTPERTUIS; SON CARACTÈRE. 401
de plus en plus du jansénisme. La plupart en rirent de tout leur cœur; il s'en trouva de plus sages qui en eurent plus d'envie de pleurer que de rire, en considérant jusqu'à quel excès d'aveuglement le Roi étoit conduit. Ce Fontpertuis étoit un grand drôle bien fait, ami de débauche de M, de Donzi, depuis duc de Nevers, grand joueur de paume. M. le duc d'Orléans aimoit aussi à y jouer, et de tout temps aimoit M. [de] Donzi, qu'il avoit vu d'enfance avec nous au Palais-Royal, et beaucoup plus en débauche lorsqu'il s'y fut livré. Donzi lui produisit ce Fontpertuis, pour qui il prit de la bonté. Longtemps après, dans sa régence, il lui donna moyen de gagner des trésors au trop fameux Mississipi, toujours sous la protection de M. de Nevers; mais quand ils furejit gorgés de millions, Fontpertuis sans proportion plus que l'autre, ils se brouillèrent, dirent rage l'un de l'autre, et ne se sont jamais revus.