‹ Mémoires du Duc de Sully (volume 3)Chapitre 113 sur 239 · LIVRE RrmàMR* a · texte numérisé non relu

LIVRE RrmàMR* a

srpeu de son goût unirait peuWtre d\ine umiiièM plus agréable pour son amour, roblijB^ea) comme malgré elle, d'y prêter attention. Je le jugeai par les accès de colère qui de temps en tcnip» pei« gnaient son visage de rouge et de pâle.

Je continuai à lui exposer avec toute la mode» ration possible tous les sujets de mécontentement que le comte avait donnés au roi , et en particulier son écart en Bourgogne, certainement inexcusable, même à une amante : avec la précaution de ne pas oublier à répéter souvent que , pour moi, je croyais le comte fort éloigné des sentimens qu'on lui pouvait attribuer sur sa conduite. Tappuyai sur les suites qu'elle devait naturellement avoir dans la conjoncture du procès actuellement intenté contre la princeMe de Cohdé, par lequel le prince son fils, encore huguenot, vivait incCTtain de son état, et dans une mpèce iïe%i\ k la Rochelle. Cette zSsàre étant de celle» où le bon droit tout seal ne Milfit pa» , le» fiartiMiii» iU» jeune prince ZMjarsdeot réwm diUSdlefnent k âi^ ûper les accutation» iaite» contre b mère ^ el k ^asarer an fik son r»n^ de pr^^niikr pfiiM;^ du ^ng el de préfoaipcif héritier de h 4'^mrért$$mf m Ui ToL, en supprimaait fe» |M««)^di!r«:^f^<'^«2^^ t0mmm il fit dbB» la «oite. mtc^.Utttai^. S$êM9êh$m 4^ \ê jmkftntiÊlwm de ïmtH ^ 4^ la dl^iw^ dk f ;m^#^ Je fia acstir a fUiàmm ^fm k </m4^ U^totêi ¥m

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«ort entre ses mains; mais qu'il usait si mal de la bonne volonté du roi à son égard , que , dans une occasion où il ne s'agissait de rien moins pour lui que de prendre la place du prince de Condé , il jetterait infailliblement sa majesté dans les intérêts de son concurrent.

* Enfin je crois pouvoir dire qu'avec toute autre, j'aurais mis le prince dans son tort.

Madame , qui pendant ce discours était tombée dans une rêverie causée par un chagrin cruel plutôt que par de sages réflexions , m'interrompit en cet endroit pour hâter cette conclusion que je lui avais laissé entrevoir favorable, et qui s'éloignait à mesure que je parlais. Quand une fois elle eut repris la parole, elle ne fut plus la maîtresse de s'arrêter ; et , son dépit se rallumant , elle éclata pour la seconde fois contre moi, qui ne cherchais, disait-elle, qu'à la tromper, et contre le roi son frère, qui l'aimait si fort, disait-elle ironiquement, qu'il ne pouvait se résoudre à se défaire d'elle. Elle s'engagea, pour preuve, dans une longue énumération des soupirans qu'elle avait eus, parmi lesquels il m'aurait été facile de lui montrer qu'elle avait manqué son établissexaent par sa faute; comme lorsqu'elle avait refusé le roi d'Ecosse. Elle n'épargna ni la reine sa mère, ni le roi Henri III, qui avaient tous conspiré contre elle pour le célibat. Son cœur, qui cher-

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