LIVRE BUITltMB. 3o
lions à des gens qui n'avaient pas la première ofaole. Le chagrin et le dépit rompirent bientôt Tunion dans le nouveau conseil. Les conte^tatiotts succédèrent avec les reprochas mutuek d'ignorance et de précifHtation. -
La chose étant venue, après quelques semaîttesf, au point que le conseil de raison ne pouvait plus rien faire de raisonnable, on eut recours à dlncarville et à moi, et on nous supplia de veùlr au moins une fois la semaine dans les assemblées, pour y donner les mêmes conseils avec lesqtitls on voyait la part du roi abonder et fleurir de jous* en jour. Je m'en dispensai sur mon emploi qui me demandait tout entier. On s'adressa ati roi, qui, avec sa bonté ordinaire, voulut que j^y allasse ; mais je n'y perdis pas de vue ce que le bien de scm, service exigeait de moi en cette ûe* casion. Je plaignis l'état des affaire du conseil. Je ne trouvai de débo>uellié à netr , et je ne fis valoir que les difficultés. Enfisï trois mois s'étaient à peine écoulés , cpïe ces habiles gens , à bout de toute kar subtilité, et, succombant sous le feix, vinrent prier le roi de les en décharger. Ce prince, qui commençait à ^uter , ccmime je le crois , le nouvel ordre , qui le mettait à son aise , les exhorta à avoir bon courage, et à surmonter des commencemens toujours 4jiffîciles : il les renvoya battus par leurs propres raisons. Ils revinrent à