‹ Mémoires du Duc de Sully (volume 3)Chapitre 186 sur 239 · II. a · texte numérisé non relu

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grands desseins qu'il forma dans la suite contre la maison d'Autriche , voulut , dans cette année , se porter pour médiateur entre l'Espagne et l'Angleterre; et proposa entre ces deux couronnes une conférence à Boulogne ' , où il envoya , pour y assister de sa part^ Caumartin et Jeannin. Je combattis encore inutilement cette idée , qui ne me paraissait point partir d'une saine politique. Heureusement la conférence n'aboutit à ri^i de ce qu'on s'y était proposé. La haine invétérée des deux nations fit élever tout d'abord une dispute si vive sur la préséance, qu'on se sépara avant mj^rae que d'avoir entamé le moindre préliminaire.

Les jésuites ne furent pas plus heureux dans l'application qil'ils prétendirent se faire de l'article du traité de Vervins, par lequel il était libre à tout Français exilé , comme à tout étranger , de repasser en France , et de s'y faire un établissement : l'arrêt du conseil qui intervint leur ôta cette ressource, et ils furent obligés de recourir à d'autres moyens , qui leur réussirent mieux.

L'assemblée du clergé , qui se tint cette année , et dura une partie de la suivante , partagea encore l'attention de sa majesté, aussi bien que la pro-

' Cette conférence ou congrès, où furent admis les états des Provinces-Unies, 14e se tint qu'en iSgg, au mois de mai et de juin.

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