‹ Mémoires du Duc de Sully (volume 3)Chapitre 206 sur 239 · LIVRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIÈME

«eizè mille livres. Pour la réduction de Marseille , quatre cent six mille livres ; au duc de Brissac^ pour Paris, etc., un million six cent quatre^ vingt-quinze mille quatre cents livres ; au duc de Joyeuse, pour Toulouse, etc., un million quatre cent soixante-dix mille livres; à M. de La Châtre, pour Orléans , Bourges , etc. , huit cent quatrevingt-dix-huit mille neuf cents livres; à MM. de Villeroiet d'Alincourt, pour Pon toise, etc., quatre cent soixante-seize mille cinq cent quatre-vingtquatorze liVres; à M. de Bois-Dauphin et autres, six cent soixante-dix-huit mille huit cents livres.; à M. de Baslagni, pour Cambray, etc. , huit cent vingt-huit mille neuf cent trente livres; à MM. de Vitry et de Médavy, trois cent quatre-vingt mille livres; aux sieurs Vidame d'Amiens, d'Estournelle, marquis de Trenel, Sesseval, du Pèche, Lamet , etc. , et pour les villes d'Amiens , AbbeviUe, Péroné , Coucy, Pierrefont , etc. , un million deux cent soixante-un mille huit cent quatre-vingts livres; aux sieurs de Belan, Quion ville, Joffreville, du Pèche , etc. , et pour Troyes , Nogent , Vitry, Chaumont , Rocroy, Château-Porcien , etc. , huit cent trente mille quarante- huit livres; à MM. de Rochefort, et pour Vézelai, Mâcon, Mailly, etc., quatre cent cinquante-sept mille livres ; à MM. de Canilkc d'Achon, lignerac, Monfsin, Fumel, etc., et pour la yiUQ4u Puy, etc. , cinq cent quarante-

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sept mille livres; à MM. de Montpezât et de Mmitespan , etc. , et pour différentes villes de Guyenne, trois cent quatre-vingt-dix mille livres; pour Lymi^ Vienne, Valence, et autres du Dauphiné, six cent trente-six mille huit cents livres; aux sieurs Da» radon, La Pardieu, Bourcanny, Saint -OfiEange, pour Dinan, etc. , cent quatre* vingt mille livres; aux sieurs de Leviston , Baudoin et BeauvilUers , c^it soixante mille livres.

J'effraierais mes lecteurs , si je leur montrais que cette somme ne fait encore qu'ui/e très-petite partie de celles qui étaient demandées au trésor royal, soit par les Français, soit par les étrangers, k titre de solde, de pensions, de prêt, d'arrérages et rentes, etc., et que le total de toutes ces sommes-là, après quelques retranchemens, dont la justice se faisait apercevoir sans un grand examen, montait, par la supputation que j'en fis, k près de trois cent trente millions de livres. C'est im calcul que j'exposerais ici, si je ne jugeais qu'il trouvera mieux sa place lorsqu'il s'agira de la discussion de toutes ces parties.

Voilà un beau chJamp ouvert aux travaux d'un surintendant des finances; mais par où commencer? Les dettes exorbitantes de l'état demandaient qu'on augmentât les impôts. La misère générale demandait encore plus fortement qu'on retranchât des anciens ; et, tout bien pesé, je trouvai que Tin-

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