‹ Mémoires du Duc de Sully (volume 3)Chapitre 211 sur 239 · II. âO · texte numérisé non relu

II. âO

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duit plus considérable du double , sitôt qu'il les ferait valoir par ses mains^ prc^tqne tous cesdifférens propriétaires ne fadsaient pas eux-^mémes, mais bien leurs agens et leurs buralistes ; qu'eniBn , quand cela serait , ce n'était pas leur ravir leur bien que de leur ôter des profits qui ne leur appart^iaient par aucun droit. Le roi comprit tout cda ; mais Tembarras était de ne point mécontenter un Edmond , agent de la reine d'Angleterre ; certain grand Allemand , facteur du duc de Yirtemberg ; Gondi , fermier du duc de Florence ; enfin , le connétable , son compère , les plus distingués de sa cour , et sa propre sœur.

Je priai sa majesté d'envoyer chercher quelqu'un d'eux à qui je pusse parler en sa présence. Le connétable ne £ûsait que de sortir de l'appartement de sa majesté. On le rappda, et le roi lui dit : « Hé bien , mon compère , en quoi vous plaint gnez-vous de Rosny ? Sire, je me plains , ré- « pondit-il , de ce qu'il m'a mis au rang du coma mun , en m'ôtant une pauvre petite assignation a que j'avais en Languedoc sur une imposition « dont vous ne touchâtes jamais rien. » Je répondis très-poliment au connétable que je serais le premier à m'avouer coupable , si j'avais eu l'intention de lui rien faire perdre. Je lui demandai ce qu'il retirait de cette imposition ; je savais bien qu'il était un de ceux auxquels les traitans ven-

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