‹ Mémoires du Duc de Sully (volume 3)Chapitre 226 sur 239 · LIVRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIÈME

(c cela 9 interrompit Roquelaure. Il y a bien de la ce différence d'eux à vous ; car ces gens s'alambi- « quent tellement lé cerveau après le grec et le « latin , qu'ils en deviennent tous fous ; et puis vous « êtes frère du roi , et obligé de faire tout ce qu'il c( commandera , sans balancer. Il ne vous a pas <c fait archevêque pour le sermonner , ni lui apte prendre les canons , mais pour lui obéir en tout (< où il ira de son service. Que si vous £aite& plusr (c l'étourdi et l'entêté , je le manderai à Jeanneton» « de Condom, à Bemarde l'éveillée, et à maîtfe « Julien : m'entendez-vous ? et ne vous le faites oc pas dire deux fois. Sachez que rien ne vous doit « être si cher que les bonnes grâces du roi ; elles <K vous ont mieux valu , avec mes sollicitations , que a tout le latin et le grec des autres. Paixïieu! c'est cr bien à vous à parler des canons , où vous n'enten- « dez que du haut allemand. » Monsieur de Rouen voulut reprendre la parole pour lui persuader qu'il devait abandonner avec lui ce ton de plaisanterie qui était bon dans ses jeunes années , et lui lâcha quelque chose de Paradis. « Comment, mor- « bleu, Paradis ! reprit aussitôt Roquelaure , qtes- « vous si aze que de parler, d'un lieu où vous ne « fûtes jamais , où vous ne savez comment il y « fait , ni si vous y serez reçu quand vous y vou- « drez aller ? Oui , oui , j'y serai reçu , dit encore « l'archevêque, n'en doutez nuUemait. C'est biea

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d 'di^ouru à yqus , lui dit sonf homm? en te pour^ fc suivant d^ plus en plus : pardieu , je tîenâ que a Paradis a été aussi peu fait pour vous que le a Louvre pour moi. Mais enfin lÊÛ3soii$ là un p^u <z Votre Paradis , vos csùàôns et votre conscience a ppur une autre fois y et tous résolvez à marier « Madame ; car , si vous y inanquei^ ^ je vous ôterni a trois ou qùatrenoécbans mots defaiti^, que vous a avez à toute heure à la IxMiçbe. pins ^^én sait a ledit déposant ; et puis , adieu la crosse et la t^itf tre; mais qui jms est , cette belle mais^on de <c Gailloi) , et dix mille écu5 de renie. »

n se dit encore beaucoup, d'autres choses entre ces deux hommes ^ dont on peut juger par cet échauttllon. Roquélaure n'abàuidonna point Farebevéque qu'il ne lui eût ù^t prç^fn^ttr0 de i^garier Madame , et ce fut lui en effet (pu. fit la c^ré-i moiiie'. Je vécus des deux câtés deà firésens; fwt ridaes potpr réç<Hupei|£b des peines que je m'étais données; entre autres, un.chevailâ!£apa^e de

■-•il

' « Uii dimanche, dit la Chronologie septénaire, dès le ma- « tin...., il va prendre Madame , sa sœur, â son lever, et ramece nant parla main dans son cabinet, où était déjà ledk futur « époux, il ioomttàbde à M...., arc^evéqae de RoueÉ , «fépeu-

« ser, etc , et qu'il voulait qu'ainsi iât. A..<{uoi ledit sif^r

« archevêque fit du commencement refus, et qu'il fallait y « garder les solennités' accoutumées. Sur quoi le roi repartit « trés-doctement que sa présence était pfus que toute atilrè « fKi^eimilé, et ^e sqi| cabinet était un lieu âa{îré«> •

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