‹ Mémoires du Duc de Sully (volume 3)Chapitre 230 sur 239 · II · texte numérisé non relu

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et de voyer particulier de Paris, étaient de dix mille livres.

Sa majesté fut si contente de cette fixation, qu'elle voulut aussi en mettre Une aux gratifications qu'elle avait intention dé m'accorder , tant pour m'ôter l'envie, disait-elle, de prétendre à une gratification pour cliaque service considérable que je lui rendais, que pour s'épargner la peine de faire enregistrer chacun des présens qu'elle me faisait , même les plus petits , sans quoi je ne voulais point les recevoir. Elle me déclara donc que toutes ces gratifications et présens seraient désormais confondus dans une gratification unique, fixe, et qui me serait remise au comm^icanent de chaque année, en forme de lettrespatentes vérifiées au parlement ; elle me dananda auparavant si j'étais content de la somme, qui était de soixante mille livres, en ajoutant que son intention était que j'achetasse de cet argent des biens en fonds de terre , dont il me fut libre de disposer en faveur de ceux de mes enfisms qui s'ai rendraient les plus dignes, afin qu'ils demeurassttit tous de plus en plus attachés à moi. Il ne me resta qu'à rendre d'humbles actions de grâces à ce prince. Cependant cette fixation de gratification dont je parle ici ne fut faite qu'en 1600, et ne cornmença à avoir lieu qu'en 1601.

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