‹ Mémoires du Duc de Sully (volume 3)Chapitre 49 sur 239 · II · texte numérisé non relu

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contre les jésuites ; que sa majesté était déterminée à attendre , pour bannir ou retenir en France la société , de quelle manière elle se comporterait dans la suite, soit à l'égard de l'état, soit au sien; surtout qu'en attendant des ordres plus positifs de sa part sur ce sujet , elle défendait absolument qu'on se portât à aucune procédure violente contre ces pères; qu'il fût fait contre eux aucun plaidoyer injurieux , et même que la cause fût agitée en pleine audience. Personne ne s'attendait à trouver en ma personne un protecteur des jésuites ; et je puis dire que par cet endroit ma recommandation ne leur fut pas inutile, quand je n'aurais pas parlé au nom du roi. Effectivement cette affaire en demeura là pour lors.

Je crus devoir aussi parler au surintendant pour l'archevêque de Glascow , par déférence à la prière du cardinal de Bourbon ; quoique je susse bien ce que j'avais à attendre d'un homme qui s'embarrassait peu-de cacher la haine qu'il portait à toute ma famille, encore augmentée par un démêlé qu'il venait d'avoir avec mon jeune frère. J'espérais davantage de la justice du roi. Je me hâtai d'aller le rejoindre devant Laon , après avoir pris congé d^ M. le cardinal , que je trouvai encore considérablement affaibli.

J'appris à Bruyères, où j'avais laissé mon équipage de guerre , que le duc de Mayenne , en at-

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