LIVRE QUATRiiîME
général, qc^ était alors à Hjbpb avec une partie des forces du parti , de ne^[^SQ|i ^jégiig^i* pour secourir cette place , en ajttjeu^Éit qtf il pût s'en approcher lui-même. D'AuHiàl^' essaya dy faire entrer du secours par deux foi»; mais La Chante^ lerie et Trembleceurt, qui la conduisaient , furent taillés en pièces l'un après l'autre. Le vicomte de Tavannes ' , maréchal de camp , crut être plus heureux, et se présenta avec quatre cents arquebusiers. Ils tombèrent sur un parti de cinquante ou soixante chevaux des nôtres , qui , après 1© qui vipCj les chargèremt avec intrépidité, et leur firent prendre la fuite. Les chefs qui voulurent résister furent tous blessés et faits prisonniers avec Tavannes , leur chef. D'Aumale se flatta d'enlever à son tour deux quartiers de chevau- légers, qu'il avait fait reconnaître par Bellanglise; mais il les trouva à cheval qui allaient à la rencontre du roî,^ et les ayant encore attaqués, ces chevau -légenrî malgré la grande supériorité de leur ennemi , se défendirent si bien et si long-temps, que le bà-
devant la Rochelle en i573, lequel était le troisième des fils de Claude de Lorraine, d'où sont sorties toutes les branches de Lorraine en France ; pour celle d'Aumale, elle fut éteinte bientôt après.
' Jean de Saulx, vicomlc de Tavannes, l'un des maréchaux de la Ligue. Voyez le détail des sièges de Noyon , de Pierrefond , et de toutes ces imjpéditiqiis , dans les historieBs* ci-dessus , année 1 69 1. - " ;• >* "
ron de Biron , MAI. de La Hargerie ^ dMe La Bois^ sière, eureijjij, Ig Jî^riîj^ venir a leur secours^ après quoi «es éÈ^ "^upes, jointes eosemUe, défirent le détac^Rgn^nt entier de d'Aumale , qui n'était pas moin^^ue de cinq cents chevaux et autant d'arquebusiers à cheval. Peu arrivèrent à Ham sans blessures , et il y en eut un grand nombre de faits prisonniers.
Le duc de Mayenne, arrivant à Ham dans le même moment que ces restes délabrés se retiraigiiM;, fut témoin de sa perte, et protesta hautemefii: qu'il laverait cette honte par la levée du siège de Noyon ou par une bataille. Il ramassa toutes ses forces ; il se fit amener par le baron de Rosne ^ les troupe^ . espagnoles que le prince d'Ascoli commandjiit en Champagne , et , se trouvant à la tête de neufs cents hommes d'infanterie et de deux cents de cavalerie , il s'approcha de Noyon. Il oublia son serment lorsqu'il vit qu'il avait à faire à des gens qui semblaient ne s'être pas même aperçus de souy^rrivée. Le commandant de Noyon eut beau lui représenter , par un gentilhomme à qui le roi donna passage dans son armée , qu'il s'était engagé à rendre la place dans six jours, s'il n'était secouru, le duc de Mayenne, le prince d'Ascoli et le duc d'Aumale laissèrent
' Louis d'Ognies de La Havgene, comte de Chaume.
* Chrétien de Savigny , baron de Rosne , au duché de Bar.