LIVRE CINQUIÈME
servir avec eux des termes de crime et ai abolition y mais qu'ils étaient tous en droit de traiter avec lui d'égal à égal , parce que , ne devant point être regardés comme des ennemis vaincus , ni lui comme roi du vivant du cardinal de Bourbon , le seul roi reconnu en France , non plus qu'après sa mort , à cause de sa religion , c'était ici le coips de la lAonarchie qui traitait avec un prince étranger; que par ia même raison , l'acceptation que le roi avait faite ne devait point s'appeler un édit de pa>cification accordé par un roi à des sujets , mais une oonirention amiable avec un peuple qui se donnelibrement un roi , après que les raisons de^ le refuser ont été levées. Toutes les autres impertinences de cette lettre ne méritent pas d'être relevées. Jeannin finissait par rejeter formellement' toute entremise de MM^ide Bouillon , Duples&is et des autres réformés dont le roi avait feit me&tion dans sa réponse ; et il déclarait qu'il ne voulait avoir aucune communication avec eux.
Pendant que le roi délibérait sur le parti qu'il avait à prendre, les états se tenaient à Paris '. L'idée de les convoquer venait du prince de Parme; et il faut convenir que par la manière dont il de-
' Ils furent convoqués poi|r le 25 janvier, mais l*ouv«rture n'en fut faite que le lendemâtli dans le Louvre , préparé pour cet effet. Les harangues, les actes et toutes les cérémonie de cette assemblée se trouvent dans plusieurs historiens. Voyez
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vait y procéder pour arriver à ses fins, on ne pouvait pas prendre de résolution plus ruineuse pour la cause du roi. Ce général devait les indiquer à Reims ; et réunissant tous ses efforts pour se rendre maître des délibérations au-dedans, pendant qu'avec une armée supérieure il contiendrait le peuple dans son parti , et les grands dans leur devoir, il s'assurait de parvenir à une élection entièrement du goût de l'Espagne, et de Ésdre aussitôt après sacrer le roi élu. Tout cet arrangement était d'une profonde politique. Un peu de promptitude , beaucoup de libéralité , une occasion bien choisie^, sur tout cela une armée capable d'imposer, c'étaient là les vrais moyens de^mettre fin aux affaires , et de donner pour toujours au roi Feiclusion du tféne.
Mais le prince de^ParqBue étant venu à mourir sur le point ëe l'exécution ^ ces projets ou expirèrent avec lui , ou ne ifôrent conduits ni avec la suite ni avec la diligence et les autres moyens nécessaires. Il est vrai que le comte de Mansfeld, qui lui succéda , s'approcha enfin avec une armée jusqu'à Noyon ; mais dès-lors on n'était plus aussi
pi^fl^ulièrenient ^e TAou,\iv. io5; Davita, liv. i3; Ment àîreê de la Ligue, tome b^.JifbhfèoùjeS' d'état de ViUeroi, tome 4; Mémoires de Nevers„.^^aaiSà^% \ Matthieu y tome ti; Chroi^logie novermaire , sous ràhnée i593, liv. 5 ; Satire Ménippée, etc.