LIVRE PREMIER. < ^ 3'J
retournai point à Rosny avec mon pSÉiW|;1Je pris à la suite de la reine de Navarre le chermit âëll'^ris. Dès que j'y fus arrivé , ma jeunesse me feisâi]^jjM^t# combien j'avais besoin d'instruction , je m'attachai à l'étude, sans cesser pouwl^lft de faire Ja cour au prince, mon maître. Je vins demeurer avec un gouverneur et un valet dç chambre , loin de la dflJftr , dans le quartier de Plrftfe^sont prèsque tous les coUégçs, juscpPà la dâttfSIqrtmie sanglante qui arriva peu de temps après.
On ne peut rien ajouter à l'accuéit ^icieux et aux bons traitemens que reçurent du roi et de la reine-mèrè la reine de Navarre , leiïfirinces ses en- £aÉiftJ;-et leurs principaux servi teuiÉ Charles IX ne iffins^t point de louer la probité et les vertus du
^^ La Rochefoucault , de Téligny , Resnel % Beâ^liSisner , Piles , Fluviaut , Colombières , Grammont. Duras, Bouchavanes , Gamaches , mon père, et autres seigneurs protestans. En parlant à l'ami» rai , il ne l'appelait qvie mon père. Il voulut se charger de le raccommoder avec les princes de Guise,
' Antoine de Clennont, marquis de Resnel; Galiot de Crussol ; Fr. de Beau-Disner , frère du duc d'Uzès ; Armand de Clermont, baron de. Piles en Périgord; Pluviaut Claveau ^ gentilhomme poitevin ; François de Bricqueville de Colombières ; Antoine de Grammont, vicomte d* Aster ; Jean de Durefort, vicomte de Duras; Bayancourt, sieur de Bouchavanes î Nicolas Rouhaulty sieur de Gamache.
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et lai accorda la grâce de Villandry ' , qu'il avait refusée à sa propre mère et à ses frères pour une offense regardée comme irrémissible, Liorsque l'amiral fut blessé, le roi, à la première nouvelle qp'il en reçut , é^ta en menaces et blasphèmes , et protesta qu'il ferait chercher l'assassin * jusque
' n VJIlandrr jouant arec le roi , avait été assez téméraire « pour ofTenserMlnajesté mième, d'où s'était ensdin contre 1 lui un arfflMînnt. • (D^la, lir. 5.) Voyez ce fait particularisé AaMiritJtAigmé , I. a. Ut. i, chap. a.
' Il s'appelait Nicolas de Loaviers, sieur de Maurevert en Brie : « Faudra-l-il , dit Charles IX , en jetant sa raquette de K colère , cjue j'aie tous les jours de nouvelles afTaires ? et ne •. serai-je jamais en repos ? > Bien des personnes 'douteroDt si ces menaces et toiit<et emportement de Charles nC n'étaient pas sincères ; et si ce prince, qui d'abord parut entrer daas tous les desseins de la reine sa mère, ne se laissa pMnt qb^mt À la lin par l'ainiral de Colignj dans ces entretiens paniodien, at celui-ci ne cessait de lui représenter les elTets da mauvais gouvernement de cette princesse, et de l'exhorter à se soustraire à sa dépendanc*. Les mémoires d'état de Villeroi, t. a, p. 5S et 66 , et plusieurs autres écrits de ce temps-là, en donnent des preuves de fait si fortes, qu'on est bien embarrassé à décider sur cette question. S'il en faut croire les mémoires de Tavannes, Charles IX était si peu d'accord avec sa mère, que Catherine ne vit plus d'autre moyen de conserver l'autorité qu'elle était sur le point de perdre qu'en faisant assassibcr l'amiral ; et cet écrivain prétend que ce fut à l'insu de Cbai'les IX que Maurcvcrt fut aposté pour faire ce coup. D'un autre côté, l'historien Matthieu se cioit bien fondé à soutenir, 1. 1 , liv. 6 , que Charles IX Joua l'amiral depuis le commen-