‹ Mémoires du Duc de Sully (volume 5)Chapitre 164 sur 195 · LIVRE VINOT-SKPTliilE. SqS · texte numérisé non relu

LIVRE VINOT-SKPTliilE. SqS

nai , en y faisant plus de réflexion , craignit ({ue ce qu'elle faisait ne suffît pas , et elle jeta les yeux sur M. ile Schomberg , comme sur un homme qui pouvait en entretenir directement sa majesté.

» la demoiselle du Tillet, Gaudin et Sauvage, purs et in- ■t nocens de l'assassinat du roi ; et condamme la demoiselle « d'Escoman à finir ses jours entre quatre murailles, tous '< ses biens acquis et confisqués, sans réparation pour la <i téméraire accusation : est encore ordonné que tous lés n procès pour raison de ce seront supprimés. Cette peine r< est douce , si la d'Escoman accusait à faux. » ( Ibid, , p. 36i.) On travaillait à son jugetttent dès le samedi précédent a 3, et lès juges se trouvèrent partis neuf contre neuf.

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Le Mercure français, année 161 1, p. 14 et suivantes, porte, sur l'affaire de la d'Escomail , un jugement de tout point oon> traire à celui de L'Étoile : et comme ce jugement est appuyé sur des preuves , on o» peut se dispenser de s'y rendre. Il y est donc prouvé quë cette femlde, décriée par sa vie libertine, enfermée à l'Hétel-Diea, et ensuite au Châtelet , qui eendit même une sentence de mort contre elle, inventa cette calotn<r nie pour^'otivrir une entrée et se faire un mérite auprès de la reine Marguerite; qu'ayant accuse la marquise dé Yemeuil de lui avoir adressé Ravatllac, avec une lettre pour le faire parler à la du Tillet j et celle^i, d'avoir fait entrer, ce meurtrier dans sa cbambre^ lorsqu'elles y étaient toutes deux, elle fut nonvaincue sur ce fait seul de plusieurs metisonges, entre autres, de n'avoir jamais yu^ et de ne pas même connaître RavaiUac; qu'elle n'en ente.ndit en effet parler pouor la première fois que lorsqu'il fut çondujt dans la Conciergene,.ôi!Lelle était aussi; ce qu'il pi:Quve par Ibs propres pacales de cette femme; que Gaudin, dans la confrontation^ la couvrit de confusion; enfin qu'il n'y eut aucun de ceux auxquels elle fut confrontée qui

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Schomberg , après m'avoir fait tout ce récit , me fit part de l'embarras où il se trouvait , et me demanda mon conseil pour en sortir. La chose était trop de conséquence pour la mépriser et la tenir sous le silence ; d'un autre côté , la révéler à sa majesté, c'était s'exposer à se faire autant d'ennemis implacables de tous ceux sur qui tombait l'accusation , que ce prince n'aurait pas manqué de nommer. Ma femme seule était présente à cette délibération.

Nous convînmes que Schomberg en parlerait au roi avec le plus de circonspection que faire se pourrait; et que, si sa majesté demandait à con-

ne la convainquît clairement de fausseté, de fourbe et de calomnie.

L'auteur de l'histoire de la mère et du fils^ justifiant l'arrêt du parlement, qui paraît si blâmable à L'Étoile : « Cette au- ' « guste compagnie, dit41 , l'eût fait mourir par le feu à la vue « de tout le monde, si la fausse accusation eût été d'un autre « gmire; mais où il s'agit de la vie des rois, la crainte qu'on a « de fermer la porte aux avis qu'on peut donner sur ce sujet « fait qu'on se dispense de la rigueur des lois. » ( Tome i , p. i54.) Voyez une pièce qui vient d'être réimprimée dans le quatrième tome des nouveaux mémoires de L'Étoile , p. 256 , intitulée : Interrogatoire et déclaration de mademoiselle de Coman. Il y est parlé de cette lettre à mademoiselle de Gournai et au comte de Schomberg. « Elle sut si bien pallier ses disa cours, et soutenir ses accusations d'une manière si résolue, « que Ton ne trouva pas assez de fondement pour la faire mourir, w Mémoires de la régence de Marie de Médicis, tome 1 , page 74-

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