‹ Mémoires du Duc de Sully (volume 5)Chapitre 24 sur 195 · LIVRE VWfGT-QÇATaiÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VWfGT-QÇATaiÈME

yiiice 4{ui lui en aurait du moins donné Une par* tîe. Le parlemetU: osa supprimer cette augmentatîQnpar un jarrét^qui fut, à la vérité, cassé par le coqseil , mais avec tin risque de voir arriver un soulèvemeut paiwi le peuple, qui, sans cela, souffrait patieflimeot cette imposition. Le rpi chargea le barob de Lux de marquer sa colère au parlemeaM; de Boui^c^ne^ .Pour moi, je con* s^Uai à sa tnajesté de lui prescrire im terme pour le paiement de la spmme qu'il avait promise; et s'il ne MtisÊEitsail: pa&j de • détilarer , sans autre ferwe, la firesise transportée au parlement de ïtliupbîué.. Quand on proncmce ce mot de par^ lement^ oaéstportéàyajl^dbier l'idée de l'équité et de la sagesse toême; on est fâché de trouver dans tous ces corps des exemples de conduites si irrégulières, qu'bn est ohUgé de conclure que l'in- ÊûUibilité, si on pouvait espérer de la rencontrer parmi les hommes, se trouverait encore plutôt dans un seul homme que dans une multitude d'hommes.

J'ai toujours été scandalisé, surtout, des chambres dea comptes, établies uniquement pour mettre de l'ordre, de la drodtUna et de la vérité parmi les ordonnateurs, les difféirens comptables, et autres partie prenantes; elles ne leur avaient appris qu'à tromper et à voler , en soufrant qu'on employât, et en passant dans les comptes mille

6o MÉMOIRES DE SULLY.

articles dont la £siusseté était aussi connue des uns que des autres. Je voulus faire déclarer sujets à révision tous les comptes rendus depuis l'année 1 598 exclusivement; j'en écrivis la lettre circulaire aux chambres des comptes, le premier avril; j'y marquais que, pour me conformer à la volonté de sa majesté, qui voulait être éclaircie sur la conduite de tous les comptables de ses deniers, j'avais fait une recherche exacte des états vérifiés au couseil depuis Tannée iSgS, et que, n'y ayant point trouvé ceux de telles et telles recettes , en telles et telles années, ce que je spécifiais à chacune de ces chambres, suivant l'examen que -j'en avais ùàt pour chacune d'elles, il fiiUait, ou bien que tels et tels comptables eussent négligé d'y porter les leurs, ou bien que le conseil eût omis d'en retenir copie ou extrait. Pour savoir lequel était vrai, j'enjoignais à ces chambres de se faire représenter les doubles de ces comptes ,* de les confronter avec les états du conseil du roi, et de dresser un extrait de tout ce qu'elles y auraient trouvé de contraire à la forme que sa majesté leur prescrivait, parce qu'elles n'avaient pu s'exempter de suivre le formulaire qui leur en était adre^ exprès chaque année, sans renvoyer du moins à décider à sa majesté les points qui pouvaient y souffrir de la difficulté. Je n'oubliais pas de leur bien marquer comment devait être fait cet extrait , où

Page 1