LIVRE VIWGT-QUATRiiME
qu'elles ne lui rapportaient , et pour bien dire , qu'ils ne travaillaient que pour les fermiers de sa majesté et les partisans. Il fallut renouveler ,*àvec de plus fortes injonctions aacore , le règlement pour la gabelle , sur la répartiftion du sel dans les généralités 9 sur celui d'impôt , et sur le &ux saunage; car, pourquoi aggraver la condition des collecteurs du sel , déjà si mjssérable , aussi-bien que ceUe de collecteur de la taille , que personne ne se eborge de cet miploi que par force, et que presque personne n'en sort que ruiné? Je défendis aussi aux commissaires de poursuivre extraordinairemail: les greffiers, notaires, sergens, jaugeurs et autres personnes publiques, et de contraindre aucun officier au paiement de sa taxe , sans avoir envoyé aux commissaires-généraux de Paris le rôle entier de toutes ces taxes , pour être examiné et autorisé, s'il était juste, comme aussi de rien- décider^ dans les cas litigieux^ que par le conseil. Avec de pareilles vues, mon intérêt n'était pas que ces dispositions demeurassent secrètes , comme ordinairement elles sont entre les ministres et les intéressés , en obligeant du Monceau , commissaire dans le Berry , à les observer , je les communiquai au maréchal de La. Châtre, et aux trésoriers de France , avec lesquels je lui mandai d'agir de concert.
La même province me parut avoir besoin d'un
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règlement concernant les maréchaussées^ Une par*tie des deniers qui y étaient destinés se trouvant divertie ou retournant à la recette générale , le reste ne suffisait qu'à entretenir un nombre d'ar-^ chers , trop petit de bciaucoup. Les lieux de leur résidence étaient avec cela si mal distribués , qu'il en manquait dans les endroits où ils auraient été le plus nécessaire^ ; comme du coté de Yatan ^ Issoudun, Ârgenton, Châteauroux, la Châtre et Saint- Amand, où l'autorité royale n'était pas trop bien respectée, pendant que le milieu de la province , qui n'en avait presque pas besoin , en était tout rempli. J'en envoyai la distribution avec la réforme aux trésoriers de la province, après les avoir consultés là-dessus. L'élection de Saint- Amand étant en partie du Bourbonnais , on accorda au vice-sénéchal de cette province le droit d'y placer un lieutenant et une brigade, comme important fort peu pour le bien de l'état par quelle main ils le fussent.
J'obligeai ceux qui avaient cautionné les receveurs des consignations des parlemois de Paris et Bordeaux à rapporter dans quatre mois les déclarations de ces receveurs au bureau de MM. de Maisses , Pont-Carré, Caumartin et Maupeou , nommés à cet effet, et je déclarai, de leur consentement, ces offices réunis au domaine, après seize ans de ce jour.