LIVRE vmGT-QTJATRn>Mr
finissais en leur représentant fortement que toute désobéissance à leur linûtre les compromettait, niais qu'une désobéissance injuste et déraisonna*ble était capable de les perdre.
Je leur fis encore écrire dans les mémas termes par quelques autres personnes que je savais avoir le plus de croyance dans le parti , et je les priai d'écouter attentivement les raisons que pourrait y ajouter Montmartin , que je fi^ le porteur de cette lettre, et que sa majesté jugea capable dH&* tre, dan$ cette occasion , l'interprète de ses volon^ tés. J'employai encore un autre motif que sa ma*jesté crut devoir faire effet ; c'est que , comme les Rochellois venaient tout fraîchement de faire instance pour obtenir deux mille livres pour leur collège, j^ leur donnai à entendre que sa majesté accorderait cette grâce à la déférence qu'ils per«suaderaiwt à leuss confrères d'avoir pour ses or«dreSi. Une lettre du roi m'instruisit au bout de quelques jours que Montmartin et les doutés , r^ivoyés avec les ordres de sa majesté , avaient été , à la vérité , assez bien reçus à l'assemblée , mais qu'il s'en fallait beaucoup qu'on eut eu les égards qu'dn devait avoir pour les discours du pre-» mier^non plus que pour mes lettres et pour celles qui y étaient jointes, dont les auteurs avaient été a^^elés par dérision les quatre voyans de F Église, Ce que MontmarCin mandait de temps en temps
au roi des dispositions des esprits ne le satisfaisait pas davantage. « Si cela continue, m'écrivait-il, ils « seront les rois , et nous les assemblées. » Cependant le parti favorable au roi l'emporta à la fin. Montmartin s'y employa avec un zèle que le roi récompensa d'une pension. Quoiqu'on ne' put pas dire qu'il eût complètement réussi , eu égard aux obstacles qu'il avait surmontés , il crut avoir fait tout ce qu'il était possible de faire , lorsqu'il put attester à sa majesté que sa volonté y avait été suivie. « Montmartin a fort bien travaillé , me man- « dait encore Henri , quoiqu'en vain , ce qu'il ne « croit pas ; il a apporté de l'ombre , et le corps est ce demeuré , l'article de Gap n'ayant emporté que ic deux seules voix. »
L'église de Pons se fit connaître par un trait d'une grande hardiesse, lorsque, se faisant une ridicule application de la manière de gouverner les affaires de la religion par députés généraux , elle osa nommer au rqi trois sujets, Vérac , Longchamp et Bertauville, pour leur remettre^ en qualité de députés particuliers, le gouvernement de cette ville. Henri ne répondit qu'en faisant parler les édits ; mais il ne fut pas moins irrité de cette témérité que des conférences qu'on lui manda que Lesdiguières et Murât avaient secrètement ensemble, et du manque de respect du ministre Chamier pour M. le connétable , à son