‹ Mémoires du duc de SullyChapitre 28 sur 78 · LIVRE VINGT-NEUVlèME · texte numérisé non relu

LIVRE VINGT-NEUVlèME

Je fus, en premier lieu, revêtu par Henri le Grand , dans le temps qu'il n'était encore que roi de Navarre , de la charge de son chambellan ordinaire , avec celle de conseiller de Navarre , dont les gages réunis étaient de deux mille livres. Celle de conseiller d'état qu'y joignit ce prince , devenu roi de France , avec pareille attribution , laquelle , avec une pension de trois 'mille six cents livres pour laquelle je fus couché sur l'état , composa la somme de cinq mille six ceûts livres , dont mon revenu se trouva augmenté. Le produit de ma tx>mpagnie d'hommes d'armes était de quatre mille livres. Le roi m'ayant ensuite fait expédier deux brevets, l'un de conseiller au parlement, sans gages , et Vautre de conseiller de ses finances , l'état de mes pensions fîit augmenté à cette occasion de trois mille six cents livres. Lorsque sa majesté jugea à propos de fixer le^ gratifications , pensions , dons , etc. ^qu'elle voulait bien m'accorder comme

lUns l'JffisUnre^de la mère et du fils, p. iBo, exprimée en ces termes : « Qu'au reste , s'il avait bien fait les .affaires du roi en « son administration, il n'avait |m^^ oublié les siennes; ce qui « paraissait d'autant plus clairement , qu'étant entré avec six é^ Énille Hvres dé rente éu sa charge , il en sortait avec plus de «.cent cinquante mille livres; ce qui l'avait dl>ligé à retirer de «la chambre des co^oopteis la déclaration de son bien, qu'il «avait mise au greffe, quand il entra dans les finances, afin ^ qu'on a^eùt pas de quoi justifier par son propre seing, qu'il • eût tant iNTofité des deniers du roi.;»

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